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Un hommage est rendu à des membres de l'IFEX qui se voient honorés d'une honneur panafricain qui récompense les campagnes sur la liberté de l'information

Edet Ojo, Media Rights Agenda
Edet Ojo, Media Rights Agenda
Malcolm Joseph, CEMESP
Malcolm Joseph, CEMESP

L'IFEX félicite Edetaen Ojo et Malcolm Joseph, dirigeants des groupes membres de l'IFEX au Nigéria et au Liberia, qui viennent de remporter les premières récompenses d'Afrique pour le militantisme en faveur de l'accès à l'information. Les récompenses ont été remises lors de la Conférence panafricaine inaugurale sur l'accès à l'information, qui s'est déroulée cette semaine au Cap, en Afrique du Sud, et à laquelle ont assisté de nombreux membres de l'IFEX qui ont participé aux campagnes sur cette question.

Directeur général du groupe Media Rights Agenda et aussi Président du Conseil de l'IFEX, Ojo a été honoré pour la « lutte inlassable qu'il mène depuis 15 ans pour faire progresser les questions relatives aux médias et à l'information », lutte qui a trouvé son point culminant avec l'adoption historique de la Loi du Nigéria sur la liberté d'accès à l'information, plus tôt cette année.

Directeur général du Centre pour l'étude des médias et l'édification de la paix (Center for Media Studies and Peace-Building, CEMESP) au Libéria, Joseph a eu droit à la reconnaissance pour son rôle de coordonnateur dans la campagne pour la liberté d'accès à l'information au Libéria, qui a débouché sur l'adoption de la première loi sur la liberté d'accès à l'information en Afrique de l'Ouest, le 16 septembre 2010.

Le troisième lauréat est Alain Modoux, ancien directeur général adjoint de l'UNESCO, pour son rôle dans l'adoption, le 3 mai 1991, de la Déclaration de Windhoek sur la Promotion d'une Presse africaine indépendante et pluraliste en Namibie et pour sa contribution subséquente à la proclamation par l'ONU du 3 mai comme Journée mondiale de la liberté de la presse.

« Je n'ai pas le moindre doute que cet hommage renforcera ma détermination en faveur de la lutte pour la liberté de l'information. L'adoption de la loi au Nigéria n'est qu'un premier pas vers la garantie du droit à l' information pour les citoyens ordinaires du Nigéria », a dit Ojo.

La Conférence panafricaine sur l'accès à l'information, qui s'est déroulée du 17 au 19 septembre au Cap, a rassemblé des centaines de dirigeants africains des médias, de journalistes et de membres de la société civile - dont les Rapporteurs spéciaux de l'ONU et de l'Union africaine pour la libre expression, Frank La Rue et Pansy Tlakula, pour discuter du statut actuel et futur de la liberté de la presse et de l'accès à l'information en Afrique.

La Conférence a mené à l'adoption, à l'unanimité, de la Plateforme africaine sur l'accès à l'information (APAI) d'une portée historique - elle définit des principes clairs concernant le droit d'accès à l'information en Afrique, notamment sur les questions liées à la santé, à l'éducation, à la transparence de l'aide et à la corruption. La déclaration donne un encadrement aux pays sur la façon d'adopter et/ou de mettre en oeuvre de manière efficace les lois d'accès à l'information.

La déclaration sera ensuite portée devant le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, devant l'UNESCO et l'Union africaine pour être approuvée - et formera la base de la reconnaissance formelle du 28 septembre comme Journée internationale du droit d'accès à l'information.

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