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La cour de Ghardaïa confirme la peine de six mois de prison ferme à l'encontre du directeur d'"El Waha" pour diffamation

(CALP/IFEX) - Nedjar Hadj Daoud, le directeur de l'hebdomadaire régional "El Waha", a été arrêté le 2 mars 2009 au siège de son journal et mis en prison. Le journaliste est poursuivi sous le chef d'inculpation de diffamation. Son journal est interdit depuis 2006 et lui même a été l'objet de plus de 25 poursuites judiciaires.

En effet, Nedjar Hadj Daoud est poursuivi en justice pour diffamation depuis 2005. Le procès a été intenté par une fonctionnaire de la commune de Ghardaïa (500 km au sud d'Alger, dans le désert). Le 14 novembre 2005, le journaliste a été condamné à six mois de prison ferme. Il fait appel mais la peine est confirmée par la cour lors d'un deuxième procès. Il se pourvoit en cassation mais la cour suprême rejette son pourvoi le 3 juillet 2008 et renvoie l'affaire devant la cour de Ghardaïa qui a rendu, le 2 mars, un verdict confirmant la condamnation de six mois de prison ferme édictée en 2005.

Par ailleurs, Nedjar Hadj Daoud a fait l'objet de plusieurs poursuites intentés par des fonctionnaires locaux qui n'apprécient pas les reportages réalisés par son journal, lesquels portent souvent sur des affaires de mauvaise gestion, de corruption et de trafic d'influence. Hadj Daoud a publié en 2005 un livre critique sur la presse algérienne. Il y explique comment la profession journalistique est mise en danger en Algérie par des pressions et des menaces de tous genres.

Les journalistes algériens sont en train de faire circuler une pétition pour exiger sa libération et mettre fin à son harcèlement.

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