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La FIJ demande la liberté de mouvement pour deux journalistes marocains assignés à résidence surveillée

(IFJ/IFEX) - Le 21 septembre 2010 - La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a aujourd'hui dénoncé le traitement de deux journalistes marocains à qui les autorités algériennes refusent l'autorisation de quitter leur hôtel à Tindouf depuis samedi le 18 septembre et sans motif valable. La FIJ s'associe à son affilié au Maroc, le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) pour demander la levée de cette mesure et la fin des interrogatoires que les deux journalises subissent à Tindouf.

"Il faut que les autorités algériennes respectent le libre mouvement des journalistes dans tout le territoire du pays, surtout dans les zones de conflit, pour que le public soit bien informé", a déclaré Younes Mjahed, premier vice-président de la FIJ. "C'est pour cela qu'on ne peut pas accepter le traitement que subissent les deux journalistes. Il s'agit d'une atteinte à la liberté de la presse qui démontre une attitude répressive contre des professionnelles qui ne font qu'exercer leur métier".

Selon le SNPM, les deux journalistes, Mohamed Slimani et Hassan Tigbadar, travaillant pour l'hebdomadaire Assahra Al Ousbouaia ont été arrêtés à Tindouf par les services de sécurité algériens. Ils s'étaient rendus dans la région pour assurer la couverture médiatique du retour aux camps de M. Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, inspecteur général de la "police du Polisario".

Le SNPM indique que les deux journalistes ont été soumis pendant plus de trois heures à un interrogatoire dans un des commissariats de l'aéroport de Tindouf, au sud du pays, ajoutant qu'ils sont assignés à résidence, depuis samedi le 18 septembre dans leur hôtel.

Les autorités ont également saisi les documents des deux journalistes avant de leur interdire de quitter leur hôtel, d'après le journal Assahra Al Ousbouaia.

La FIJ déplore que les autorités algériennes n'aient pas encore réagi à l'appel lancé par le SNPM pour la libération des deux journalistes et les invite à y donner suite sans plus tarder.

"Nous avons lancé un appel aux autorités, dès le premier jour, pour que nos deux confrères soient libérés, mais malheureusement ils sont restés en détention déguisée depuis lors en subissant chaque heure des interrogatoires de différents groupes de police, de gendarmes et de militaires", a ajouté M. Mjahed. "Cette situation ne peut plus durer".

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De quoi discutent les autres membres de l'IFEX


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