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La Journée mondiale de la liberté de la presse dans les Amériques

Honorant la mémoire des journalistes d'Amérique latine qui sont tombés, à savoir 26 journalistes assassinés et douze autres disparus au cours des douze derniers mois, la Société interaméricaine de la presse (SIP) a souligné la Journée mondiale de la liberté de la presse par le lancement en ligne d'un cours universitaire extensif, conçu pour prévenir les attaques contre les journalistes. « L'étendue du crime organisé : La pratique du journalisme face à la violence », est offert conjointement avec l'Université nationale autonome de Mexico (UNAM). La SIP continue de discuter avec les rédacteurs au Mexique afin de consolider la solidarité chez les médias d'information et mettre le gouvernement au défi d'agir pour protéger la liberté de la presse. Cette semaine, la SIP a présenté devant la Commission interaméricaine des droits de l'homme (IACHR) deux nouveaux cas de journalistes assassinés au Brésil. http://www.ifex.org/americas/2010/05/03/iapa_wpfd/

Le groupe des Journalistes canadiens pour la liberté d'expression (CJFE) a lancé sa première Revue annuelle de la libre expression à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Les organisations de défense de la liberté de la presse classent le Canada parmi les 20 premiers pays du monde en ce qui concerne le respect du droit à la libre expression, mais elles lui ont attribué une faible note pour ce qui est du gouvernement fédéral et de l'accès à l'information, ainsi que des attaques contre la presse et l'impunité. Les articles du rapport couvrent la loi sur la diffamation, les attaques meurtrières contre les journalistes dans la presse ethnique, le fait que des policiers se fassent passer pour des journalistes, les tactiques du gouvernement pour refuser l'accès à l'information, et les journalistes canadiens qui ont été emprisonnés et torturés tandis qu'ils couvraient la situation en Iran et en Somalie, notamment. http://www.ifex.org/canada/2010/05/03/2009_free_expression_review/

Index on Censorship a présenté le 3 mai un rapport du journaliste péruvien Carlos Flores Borja, qui décrit son combat de tous les instants pour obtenir justice après que sa station de radio, « Radio la Voz », eut été fermée parce qu'elle avait couvert un massacre commis en juin 2009 par le gouvernement. Flores Borja a rapporté l'histoire de 3 000 Indiens qui protestaient contre le plan du gouvernement péruvien, qui veut s'approprier leurs terres pour les minéraux, le gaz et le pétrole. D'après les groupes autochtones, 50 manifestants ont été tués et jusqu'à 400 autres ont disparu. « Radio la Voz » a été fermée, mais plus de 100 stations émettrices ont commencé à couvrir l'affaire. Flores Borja est aujourd'hui impliqué dans une bataille judiciaire dans le but de ramener en ondes « Radio la Voz » avec l'aide d'un juriste dont les services sont assurés par l'Institut pour la presse et la société (Instituto Prensa y Sociedad, IPYS). http://www.indexoncensorship.org/

Autres activités :
- La Fondation andine pour l'observation et l'étude des médias (Fundación Andina para la Observación y le Estudio de Medios, Fundamedios) a écrit le 3 mai au Président de l'Équateur, Rafael Vicente Correa Delgado, pour l'inviter à instaurer des mesures de protection des journalistes pour leur permettre de faire leur travail. La plupart des attaques contre la presse viennent de fonctionnaires, de policiers et des autorités gouvernementales, dit Fundamedios. D'après l'IACHR, le Président a décrit publiquement la presse comme corrompue, déstabilisatrice et irresponsable, créant ainsi un climat qui favorise davantage d'attaques contre la presse et d'autocensure chez les journalistes. http://www.fundamedios.org/home/index.php

- Fundamedios et d'autres organisations qui composent le Groupe andin pour la Liberté de l'information (Grupo Andino por la Libertad de Información, GALI) condamnent également les violations de la liberté d'expression au Venezuela. Les autres membres du groupe sont l'IPYS, basé au Pérou, l'Asociación Nacional de la Prensa (Association nationale de la presse, ANP) de Bolivie et l'IPYS-Venezuela. Faisant observer que la liberté de la presse est garantie par la constitution du Venezuela, les groupes ont attiré l'attention sur la détention récente d'un dissident politique après que celui-ci eut accordé une entrevue à la télévision, ainsi que sur la détention d'un propriétaire de médias, en plus de diverses restrictions imposées aux stations de télévision. En outre, la déclaration demandait la tenue d'une enquête sur le décès malheureux du photojournaliste Jorge Durán, mort le 22 avril d'une défaillance cardiaque tandis qu'il couvrait une conférence de presse mal organisée par la Garde Nationale (NG) dans l'ouest du Venezuela. Plusieurs journalistes sont tombés malades après être entrés en contact avec des produits chimiques dans un laboratoire de transformation de drogue.

- Le Comité canadien pour la Liberté de la presse dans le monde (Canadian Committee for World Press Freedom, CCWPF) a annoncé les lauréats de son prix de la Liberté de la presse dans le monde et du Concours international de la caricature politique. Le thème des caricatures de cette année était « Le “droit” de n'être pas offensé n'est pas un droit : Comment pouvons-nous encourager un débat vigoureux tout en étant respectueux des sensibilités religieuses ? »
http://www.ccwpf-cclpm.ca/english

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