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La guerre aux séparatistes sert de couverture pour emprisonner les défenseurs des droits et harceler les journalistes

Le gouvernement angolais vise les défenseurs des droits de la personne par l'intimidation, le harcèlement et la détention, dit Human Rights Watch. L'attentat mortel perpétré en janvier par les rebelles séparatistes angolais contre les joueurs de football togolais a également servi d'excuse pour procéder à une rafle des critiques du gouvernement. Au moins huit activistes ont été arrêtés depuis l'attentat; des journalistes ont été menacés.

Le 8 janvier, des individus armés ont ouvert le feu sur l'équipe nationale de football du Togo, qui se rendait en Angola participer au tournoi de la Coupe des Nations d'Afrique 2010, dans l'enclave angolaise de Cabinda, riche en pétrole. Deux personnes, dont un journaliste togolais, ont été tuées, et neuf autres personnes ont été blessées. Les autorités angolaises invoquent maintenant les « crimes contre la sécurité d'État » comme motif pour arrêter des défenseurs des droits de la personne.

La police a arrêté le premier militant des droits au petit matin du 8 janvier, avant même l'attentat contre les footballeurs togolais, commis plus tard ce même jour. Trois des individus arrêtés à la mi-janvier, Belchior Lanso Tati, Francisco Luemba et Raul Tati, sont d'éminents intellectuels cabindais et défenseurs des droits de la personne, et sont aussi des critiques incisifs du gouvernement.

Les trois défenseurs des droits ont déjà appartenu à une association civique qui a produit plusieurs rapports concernant les droits de la personne à Cabinda et qui a facilité les négociations de paix entre la guérilla séparatiste et le gouvernement.

Par ailleurs, un journaliste a reçu le 20 janvier un avertissement de responsables angolais de la sécurité, qui lui ont dit que sa vie était en danger parce que les autorités voyaient en lui une « personne dangereuse » qui « entachait l'image de marque de l'Angola » en couvrant des questions politiquement délicates. Un autre journaliste, Fernando Lelo, ancien correspondant de la Voix de l'Amérique à Cabinda, a déclaré que des individus se présentant comme des responsables des services de renseignements angolais, l'ont averti qu'il pourrait bientôt être inculpé de vente d'armes à des rebelles. Lelo avait déjà passé presque deux ans en prison pour « crimes contre la sécurité », et avait d'abord été condamné à 12 ans de prison avant que sa condamnation ne soit cassée en 2009 par un tribunal militaire.

En décembre 2009, les autorités angolaises ont commencé à arrêter arbitrairement et à intimider les journalistes indépendants pendant période précédant immédiatement la Coupe des Nations d'Afrique de 2010. Les journalistes qui travaillent pour les médias dirigés par l'État pratiquent fréquemment l'autocensure.

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