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Premier journaliste assassiné depuis 2001

Les voisins et des amis ont trouvé le 5 septembre le journaliste angolais Alberto Graves Chakussanga chez lui, une balle dans le dos. Le radiojournaliste travaillait pour Radio Despertar, une station qui se montre critique à l'égard du gouvernement du MPLA, selon ce que rapportent l'Institut des médias d'Afrique australe (Media Institute of Southern Africa, MISA), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Reporters sans frontières (RSF) et la Fédération internationale des journalistes (FIJ).

Chakussanga animait une tribune téléphonique hebdomadaire d'affaires publiques en langue umbundu sur la radio privée Radio Despertar. La station a été inaugurée en 2006 à la suite d'un accord de paix conclu en 2002 entre le MPLA et le parti d'opposition UNITA, c'est-à-dire lorsque l'UNITA a mis fin à sa rébellion armée. Le meurtre de Chakussanga « survient au moment où on assiste à un regain de tension entre le MPLA et l'UNITA », dit RSF.

L'émission était populaire auprès des Ovimbundu, groupe ethnique le plus nombreux d'Angola et base critique du soutien de l'ancienne rébellion de l'UNITA. Le bureau politique du MPLA accuse Radio Despertar d'avoir incité de manière répétée la population à se livrer à la « désobéissance civile » pour appuyer l'UNITA. En outre, le ministère des Communications a menacé d'entamer des poursuites judiciaires contre la station.

Les journalistes locaux affirment toutefois que la station observe une attitude critique autant à l'égard de l'UNITA que des autorités, et que le gouvernement brouille électroniquement la fréquence de la station dans certaines parties de Luanda.

Quelques jours avant le meurtre de Chakussanga, le MPLA avait lancé un avertissement aux citoyens qui « conspirent » avec des étrangers pour dénigrer le Président José Eduardo dos Santos et son gouvernement.

Tout juste avant sa mort, Chakussanga avait laissé sa femme enceinte à l'hôpital où elle a donné naissance le même jour à un garçon.

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