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Après 33 jours de détention, un journaliste remis en liberté conditionnelle

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières est soulagée d'apprendre que le journaliste freelance Armando Chicoca, condamné en mars 2011 à un an de prison pour "diffamation, atteinte à la vie privée et au bon nom" du président de la cour de Namibe (sud de l'Angola), a été libéré le 7 avril, après avoir versé une caution de 2500 dollars US. Le journaliste, contributeur pour la radio publique américaine Voice of America (VOA), Radio Ecclesia, et différents magazines angolais indépendants, a passé trente-trois jours derrière les barreaux. Il attend son jugement en appel devant le Tribunal Suprême.

À sa sortie de prison, Armando Chicoca a salué la mobilisation qu'a suscitée sa détention. "J'ai fini par bénéficier d'un traitement privilégié, comparé aux autres détenus. Et je me sens motivé de nouveau à poursuivre mon métier avec le même dévouement, le même élan et la même fermeté, sans rancœur", a-t-il confié à Reporters sans frontières.

Même si Reporters sans frontières se réjouit de cette remise en liberté, l'organisation attend désormais que toutes les charges retenues contre Armando Chicoca soient abandonnées en appel. Le journaliste a agi en professionnel, en consultant le président du tribunal de Namibe avant de diffuser l'information considérée comme dérangeante. En première instance, la justice angolaise n'a pas tenu compte de cette dimension. Or, c'est pourtant un élément décisif pour déterminer si le journaliste est coupable de "diffamation" ou non.

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