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La SEAPA souligne les batailles en faveur de la liberté de la presse en 2010

L'Alliance de la presse de l'Asie du Sud Est (Southeast Asian Press Alliance, SEAPA) a rendu public un nouveau rapport couvrant les vulnérabilités de la liberté de la presse à travers la région. Après le transfert de la présidence de l'Association des nations de l'Asie du Sud-est (ANASE) de la Thaïlande au Vietnam en 2010, son attitude vis-à-vis de la liberté de la presse aura une influence déterminante sur des questions comme l'impunité, la couverture des élections et l'accès à l'Internet, dit le rapport.

Les luttes auxquelles faisaient face les journalistes et les travailleurs des médias en Asie du sud-est en 2009 se poursuivent. Le massacre de 32 journalistes en novembre dernier aux Philippines a été l'exemple le plus monstrueux de la culture d'impunité qui sévit à travers toute la région. Les journalistes ont également subi des menaces physiques, la prison et le harcèlement judiciaire, tandis que les lois sur la sécurité nationale étaient invoquées comme prétexte pour limiter la liberté de parole et que la diffamation demeure un délit criminel.

Le rapport, intitulé « Southeast Asia's Press Freedom Challenges for 2010 » (Les défis de la liberté de la presse en Asie du sud-est en 2010), présente des profils de pays où sont détaillées les batailles qui attendent la libre expression. Les médias birmans doivent pouvoir offrir une couverture indépendante des élections à venir afin de former les citoyens birmans et de surveiller l'intégrité du déroulement du scrutin, dit le rapport. Au Cambodge, l'intimidation politique et l'incarcération des rédacteurs, des reporters et des défenseurs des droits de la personne continuent. Les tensions religieuses en Malaisie sont utilisées comme excuse pour restreindre la liberté de la presse et l'accès à l'Internet.

La répression de la dissidence et les arrestations de journalistes et de blogueurs en 2009 au Viêt-nam prennent un sens nouveau alors que le pays s'apprête à assumer cette année la présidence de l'ANASE, dit le rapport. Le pays bénéficie d'une certaine reconnaissance parce qu'il poursuit des discussions avec des organisations internationales, notamment avec ARTICLE 19, basée à Londres, sur l'accroissement de l'accès de ses citoyen à l'information. Mais les lourdes peines de prison imposées récemment au défenseur des droits de la personne et avocat Le Cong Dinh donnent une teinte différente à son approche de la liberté de parole. Au moins 12 blogueurs vietnamiens ont été arrêtés en 2009. L'État a aussi criminalisé la dissidence non violente, qu'il perçoit comme une activité hostile au gouvernement.

La formation, l'an dernier, de la Commission inter-gouvernementale de l'ANASE sur les droits de la personne (AICHR), a créé pour les défenseurs de la libre expression une plate-forme leur permettant de contester les autorités. La direction de l'AICHR par le Viêt-nam, cependant, est remise en question par les défenseurs des droits à travers la région, indique le rapport.

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