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La Journée mondiale de la liberté de la presse en Asie-Pacifique

via AFP

La Journée mondiale de la liberté de la presse est observée à un moment crucial en Asie - pendant la violente crise politique en Thaïlande, où les travailleurs des médias sont coincés entre les groupes adverses, à l'approche des élections en Birmanie et aux Philippines, et tandis que la préoccupation entourant la sécurité nationale sert de prétexte pour bafouer la liberté de la presse dans toute la région, du Viêt-nam au Timor oriental, selon ce qu'indique l'Alliance de la presse de l'Asie du Sud-Est (Southeast Asian Press Alliance, SEAPA).

Il y a eu un développement positif. La SEAPA salue le Laos qui a ratifié en 2009 le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIRDCP), y compris l'Article 19, qui reconnaît la libre expression et l'accès à l'information comme droits fondamentaux de tous les peuples. La SEAPA a en outre attiré l'attention sur la présidence de l'Association des nations de l'Asie du Sud-est (ANASE), transférée cette année de la Thaïlande au Viêt-nam, et a demandé jusqu'où iront l'ANASE et la Commission inter-gouvernementale de l'ANASE sur les droits de la personne pour reconnaître la liberté de la presse comme élément critique soumis à l'attention des dirigeants de la région. http://www.ifex.org/asia_pacific/2010/05/03/seapa_wpfd/

Au milieu des perturbations actuelles en Thaïlande, l'Association des journalistes thaïlandais (Thai Journalists Association, TJA) a fait une pause le 3 mai pour presser les journalistes de couvrir de manière équitable les causes de l'agitation, pour demander à tous les partis politiques de ne pas s'ingérer dans les affaires des médias en tentant de les utiliser comme outil politique et de cesser de déformer les faits à leur avantage et d'inciter à la violence. http://www.seapa.org/

S'en prenant au parlement mongol, Globe International a appelé à l'adoption d'une loi sur la liberté de l'information à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse. L'accès à l'information constitue l'obstacle le plus important aux efforts d'un journaliste pour dire la vérité au public, indique Globe International. L'autocensure représente aussi un problème majeur chez les journalistes, à cause des attaques contre la presse, de la menace d'accusations de diffamation civile et pénale et de la peur de perdre leur emploi. Les journalistes n'ont aucune protection juridique. Si un média est frappé par une poursuite et est condamné à cause d'un article, le journaliste doit rembourser l'amende à même son salaire. Le groupe mongol de défense de la liberté de la presse a décerné son prix 2009 de la liberté de la presse à deux femmes journalistes pour leurs reportages sur la corruption gouvernementale. http://globeinter.org.mn/index.php?cmd=Content&id=247&menuid=200

Le président du Sri Lanka, Mahinda Rajapaksa, a accordé la grâce le 3 mai au journaliste sri-lankais J.S. Tissainayagam - condamné l'an dernier à 20 ans de prison à cause de son journalisme critique, puis libéré sous caution en janvier 2010. L'annonce a été faire intentionnellement la Journée mondiale de la liberté de la presse, mais le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) veut savoir si Tissainayagam sera libre de se rendre à l'étranger. L'annonce ne devrait pas dissiper l'inquiétude face aux menaces et à l'intimidation que continuent de subir les journalistes sri-lankais. « La violence impunie commise contre les journalistes est très grave au Sri Lanka », rapporte le CPJ. http://www.ifex.org/sri_lanka/2010/05/04/tissainayagam_pardon/

Le Centre d'études sur les droits de la personne et la démocratie (Center for Human Rights and Democratic Studies, CEHURDES) profite de la Journée mondiale de la liberté de la presse pour prier instamment les partis politiques népalais de donner au peuple népalais une constitution démocratique - qui protège une presse libre et les droits de la personne. À l'heure actuelle, les groupes politiques s'orientent vers la confrontation, dit le CEHURDES. Si une constitution équitable n'est pas créée, alors ceux qui sont contre la liberté de la presse vont « s'enhardir et mettre la paix et la démocratie en danger ». Le propriétaire de médias Jamim Shah a été tué à Katmandou en février. Un mois plus tard, Arun Singhaniya, directeur d'une station de radio dans la ville de Janakpur, a été tué à son tour.
http://www.ifex.org/nepal/2010/05/03/democratic_constitution/

Autres activités :
- Au cours de la dernière année, Freedom Forum a recensé au Népal 169 cas de violation de la liberté de la presse, dont le meurtre de deux travailleurs des médias, l'incendie de journaux et le saccage d'entreprises de médias, les arrestations de journalistes et 26 agressions physiques contre des journalistes. Freedom Forum saisit l'occasion du 3 mai pour rapporter un accroissement du nombre des attaques contre la presse, en dépit d'engagements répétés de la part du gouvernement népalais et des partis politiques de mettre un frein aux incidents hostiles à l'égard de la presse, priant encore une fois l'État de présenter des mesures concrètes pour mettre fin à l'impunité.

- Pour honorer le thème de l'UNESCO, « La liberté de l'information : le droit de savoir », l'Association cambodgienne pour la protection des journalistes (Cambodian Association for Protection of Journalists, CAPJ) met le gouvernement du Cambodge au défi de donner un accès sans entraves à l'information sans discrimination vis-à-vis de quelque institution en particulier. « La CAPJ croit fermement que le fait de protéger l'accès à l'information permet le dialogue entre les institutions de l'État, le secteur privé et le public - soit une contribution vitale à la gouvernance démocratique. » La CAPJ presse en outre l'État de protéger tous les lanceurs d'alerte qui apportent des informations dans l'intérêt public. http://www.seapabkk.org/

- Le Centre des droits de la personne du Cambodge (Cambodian Centre for Human Rights, CCHR) a honoré les onze journalistes cambodgiens, au moins, tués pour avoir critiqué le gouvernement depuis l'accession du pays à la démocratie en 1992. Les journalistes cambodgiens subissent harcèlement, intimidation, agressions violentes, accusations à motif politique et lois répressives. Le CCHR appelle le Gouvernement royal du Cambodge à protéger les journalistes et leur droit à la libre expression. http://www.cchrcambodia.org/

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Según el reporte de la @UNESCO_es sobre #SeguridaddelosPeriodistas, más de 1.000 fueron asesinados entre 2006 y 20… https://t.co/bwTnXb0QBT