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Citizen Lab, pionnier canadien de l'Internet, remporte une récompense du CJFE

Ron Deibert, à gauche, et d’autres chercheurs du Citizen Lab ont mis au jour un réseau d’espionnage sur Internet et mis au point un logiciel pour contourner la censure
Ron Deibert, à gauche, et d’autres chercheurs du Citizen Lab ont mis au jour un réseau d’espionnage sur Internet et mis au point un logiciel pour contourner la censure

Glenn Lowson/Citizen Lab

Le centre Citizen Lab, dont le siège est à Toronto et qui a débusqué l'un des plus importants réseaux d'espionnage de l'Internet, sera fêté par les Journalistes canadiens pour la liberté d'expression (CJFE). Le laboratoire a remporté le prix Vox Libera 2010 du CJFE, décerné chaque année à un particulier ou à une organisation du Canada qui se consacre à la défense de la libre expression.

« La lutte du Citizen Lab en faveur de communications ouvertes et de la libre expression fait une différence importante pour ceux qui vivent dans les régions du monde ou sévit la répression », a déclaré la communicatrice Carol Off de la CBC, membre du conseil d'administration du CJFE. « Son travail permet aux gens de partager des informations cruciales et démasque ceux qui sont tentés de leur faire du tort. »

Le Citizen Lab, qui fonctionne à partir du Centre Munk d'études internationales de l'Université de Toronto, s'est fait connaître en 2009 quand il a démasqué un réseau présumé d'espionnage sur Internet contrôlé presque exclusivement à partir d'ordinateurs situés en Chine. Le laboratoire a constaté que près de 1 300 ordinateurs situés dans des bureaux publics et privés dans 103 pays, dont ceux du Dalaï Lama, étaient surveillés.

Le Citizen Lab a également créé le logiciel « psiphon », qui aide les usagers de l'internet dans les pays répressifs à contourner la censure.

Le CJFE rend également hommage à cinq journalistes du Mexique et du Cameroun en leur remettant les Prix internationaux de la Liberté de la presse pour leurs reportages courageux. Luis Horacio Nájera du Mexique a passé plus de 10 ans à couvrir la corruption gouvernementale et les trafics de personnes, de drogue et d'armes. Craignant pour sa vie, il a été contraint de demander l'asile au Canada. Emilio Gutiérrez Soto, également du Mexique, a écrit plusieurs reportages qui ont offensé l'armée mexicaine; il a dû finir par chercher asile aux États-Unis.

Au Cameroun, les journalistes Serge Sabouang, Robert Mintya et Bibi Ngota ont été arrêtés en février après avoir obtenu un document gouvernemental qui impliquerait un assistant du président dans une affaire de trafic d'influence et de corruption. Ngota est mort en prison le 22 avril de causes inconnues. Sabouang et Mintya sont détenus dans un centre spécial de détention réservé à ceux qui sont en attente de procès, et sont passibles de 15 ans de prison.

Le Citizen Lab et les cinq journalistes recevront l'hommage du CJFE lors de son gala le 25 novembre, gala auquel participeront 500 journalistes canadiens et défenseurs de la libre expression.

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