RÉGIONS:

SUBSCRIBE:

Sign up for weekly updates

Un rédacteur dissident est libéré; d'autres journalistes et blogueurs restent derrière les barreaux

Un rédacteur en chef d'Azerbaïdjan, emprisonné à cause de son journalisme critique, a été libéré le 18 mars après avoir purgé plus de la moitié d'une peine de quatre ans, selon ce que rapportent l'Institut pour la liberté et la sûreté des reporters (Institute for Reporters' Freedom and Safety, IRFS), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF). Mais un autre journaliste et deux blogueurs restent toujours détenus, rien que pour s'être exprimés et pour avoir contesté le gouvernement.

Ganimat Zahid, rédacteur en chef du quotidien d'opposition « Azadlyg » , de Bakou, a été remis en liberté en vertu d'une grâce présidentielle. Zahid n'ayant pas demandé la grâce, sa condamnation demeure. « Je considère que la liberté, c'est mon droit », a-t-il dit. Il avait été détenu sur la foi d'une accusation, montée de toutes pièces, de « hooliganisme ».

Un autre journaliste dissident reste cependant derrière les barreaux. Le rédacteur Eynulla Fatullaïev a été incarcéré en avril 2007, un mois après avoir fait paraître un dossier d'enquête détaillé qui allègue que des officiels de haut rang de Bakou avaient comploté le meurtre, en 2005, du journaliste Elmar Huseynov. Fatullaïev a été condamné à huit ans et demi de prison en 2008. Sa famille a reçu ce mois-ci des menaces de mort.

De plus, le 10 mars, un tribunal de Bakou a confirmé la condamnation des blogueurs indépendants Emin Milli et Adnan Hajizade, emprisonnés sur la foi d'accusations bidon de « hooliganisme » et d'avoir « infligé des blessures corporelles mineures ». Les blogueurs se sont vu infliger en novembre 2009 des peines de deux ans et de deux ans et demi de prison respectivement; l'appel a été rejeté récemment. Les deux journalistes sont détenus depuis juillet 2009, après une bagarre mise en scène pour les piéger, dans laquelle ils ont tous deux été agressés. Leurs propos satiriques sur Internet à propos de la corruption gouvernementale, l'éducation et la liberté d'expression sont largement considérés comme la raison de leur détention.

Au moins trois journalistes se trouvent actuellement derrière les barreaux sur la base de fausses accusations criminelles.

Dernier Tweet :

Oral intervention at United Nations Human Rights Council's 28th Special Session on deteriorating human rights situa… https://t.co/sbUG2HabsO