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Un journaliste emprisonné est condamné sur la foi d'accusations « bidons » de possession d'héroïne

Le journaliste azéri bien connu Eynulla Fatullaïev, qui purge une peine de plus de huit ans de prison après avoir été trouvé coupable à des accusation bidons de terrorisme, de diffamation, d'incitation à la haine ethnique et d'évasion fiscale, vient de voir un nouveau délit – possession illégale de narcotiques – s'ajouter à la liste. L'Institut pour la liberté et la sûreté des reporters (Institute for Reporters Freedom and Safety, IRFS), Reporters sans frontières (RSF) et d'autres organisations de l'IFEX expriment leur indignation devant cette dernière accusation portée contre Fatullaïev, que l'IRFS qualifie de « bidon ».

Le 6 juillet, un tribunal du district Garadag de Bakou a trouvé Fatullaïev coupable de possession de 220 mg d'héroïne, que des gardiens de prison affirment avoir trouvé en décembre dernier lors d'une fouille de la cellule du journaliste. Le tribunal a condamné l'homme de 33 ans à 30 mois d'emprisonnement de plus, ce qui prolonge une peine déjà considérée comme illégale par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) et par les groupes de défense de la libre expression et des droits de la personne à travers le monde.

« Les accusations reliées à la drogue portées contre Fatullaïev sont un coup monté dans le but d'empêcher le tribunal de se conformer à la décision de la CEDH », dit l'IRFS. L'organisation a suivi de près le dernier procès de Fatullaïev et a rapporté de nombreuses incohérences et contradictions pendant le déroulement des procédures.

Eynulla Fatullaïev a fondé et dirigé deux journaux populaires, « Realny Azerbaijan » et « Gundelik Azerbaijan », avant qu'ils ne soient fermés par les autorités en 2007. Fatullaïev, qui a été arrêté cette année-là, accuse des responsables de haut rang d'avoir ordonné l'assassinat du journaliste Elmar Huseïnov.

Le chef d'accusation supplémentaire arrive comme une gifle pour la CEDH, qui a cassé le 22 avril la condamnation de Fatullaïev, exigé sa libération immédiate et ordonné au gouvernement de l'Azerbaïdjan de lui verser 27 822 en réparations.

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