RÉGIONS:

SUBSCRIBE:

Sign up for weekly updates

Des membres de l'IFEX braquent les projecteurs sur la détérioration de la liberté de la presse

Le Groupe international de partenariat pour l'Azerbaïdjan (International Partnership Group for Azerbaïdjan), composé de six groupes membres de l'IFEX et de quatre autres organisations, a lancé le 7 septembre une mission de trois jours afin de jeter la lumière sur la situation actuelle de la liberté d'expression dans le pays. Le Groupe invite les autorités à libérer les personnes incarcérées pour avoir exprimé des opinions critiques et à dépénaliser la diffamation. Alors que des élections parlementaires sont prévues en Azerbaïdjan pour le 7 novembre, la mission vise à faire pression pour obtenir l'amélioration nécessaire de la piètre situation de la liberté d'expression, « qui se dégrade dans l'indifférence des médias internationaux ».

La mission invite en outre les autorités à mener des enquêtes indépendantes sur toutes les affaires de violence contre les journalistes et à libérer le journaliste Eynulla Fatullayev et les blogueurs Emin Milli et Adnan Hajizade.

Le Groupe international de partenariat pour l'Azerbaïdjan se compose d'ARTICLE 19, de Freedom House, de Index on Censorship, de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), de Reporters sans frontières (RSF) et de l'Association mondiale des journaux et des éditeurs de nouvelles (AMJ-IFRA), qui sont membres de l'IFEX. Les autres membres du Groupe viennent du Media Diversity Institute, de Press Now, des Open Society Foundations et de l'Institut pour le reportage sur la guerre et la paix (Institute for War and Peace Reporting, IWPR).

D'après Freedom House, « par ce voyage, nous exprimons notre solidarité avec les journalistes et les citoyens azerbaïdjanais qui s'efforcent d'étendre la liberté d'expression et qui vont sauter sur cette occasion pour formuler des recommandations précises au gouvernement de l'Azerbaïdjan sur la façon dont il peut améliorer la situation ».

Le Media Diversity Institute décrit la culture de peur qui s'est installée chez les journalistes. « L'ampleur de l'autocensure parmi les journalistes azerbaïdjanais est déprimante. Au lieu de s'éloigner de l'ère soviétique, l'Azerbaïdjan y retourne. Certains journalistes n'osent pas prendre de notes à l'audition de Fatullayev, pas même pour leurs propres dossiers, par peur que cela ne soit vu comme s'ils prenaient position en sa faveur. »

La mission s'est exprimée en outre sur le meurtre du journaliste Elmar Huseynov en 2005 et sur la persécution persistante des critiques pendant les années qui ont suivi sa mort. De plus, l'influence de l'État et la domination des médias électroniques étouffe le pluralisme dans le paysage médiatique. Le nombre des médias indépendants diminue depuis les élections parlementaires de 2005.

Dernier Tweet :

In apparent act of sabotage, famous chalkboard newsstand in centre of Monrovia that many Liberians read their news… https://t.co/K96j3HMRp9