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Les membres de l'IFEX pressent le Conseil de l'Europe de condamner la répression

Inspirées des soulèvements pro-démocratie qui sont survenus à travers le monde arabe, les protestations en Azerbaïdjan ont poussé le gouvernement à harceler, à arrêter et à passer à tabac des centaines de blogueurs, de journalistes, de militants de la société civile et de membres des partis d'opposition, selon ce que rapportent l'Institut pour la liberté et la sûreté des reporters (Institute for Journalists' Freedom and Safety, IRFS), ARTICLE 19 et d'autres membres de l'IFEX qui composent le Groupe international de partenariat pour l'Azerbaïdjan (International Partnership Group for Azerbaijan). Les membres du Groupe de partenariat, une coalition de 20 organisations qui travaille à défendre la libre expression en Azerbaïdjan, se trouvent à Strasbourg, en France, cette semaine, afin de presser l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe pour qu'elle condamne la répression qui se poursuit et pour demander la fin des violations.

« La situation des droits de la personne en Azerbaïdjan a atteint un niveau critique. Nous recevons presque chaque jour des comptes rendus de violations commises contre des cyberactivistes, des journalistes et d'autres personnes en rapport avec l'exercice de leurs droits à la liberté d'expression et d'assemblée. Ce qui soulève la question : combien d'autres personnes devront être arrêtées ou passées à tabac avant que le Conseil de l'Europe prenne des mesures pour faire rendre des comptes à cet État membre ? La crédibilité du Conseil de l'Europe dépend d'une gouvernance de ce genre », dit ARTICLE 19.

Le Groupe de partenariat attire l'attention sur un certain nombre d'exemples récents de répression - comme porter de fausses accusations contre le blogueur et activiste de la jeunesse Bakhtiyar Hajiyev, qui risque deux ans de prison pour avoir échappé au service militaire, et contre le militant politique d'opposition Jabbar Savalan, qui risque trois ans de prison pour possession de drogue.

Ces dernières semaines, les journalistes Seymur Khaziyev et Ramin Deko, du journal indépendant « Azadlig », ont été enlevés, interrogés et passés à tabac après avoir critiqué les autorités, indique le Partenariat.

À l'occasion de la « Journée de la colère » en Azerbaïdjan, le 2 avril, plus de 30 journalistes ont été interpellés et bousculés par la police antiémeute de Bakou tandis qu'ils s'efforçaient de couvrir une manifestation pro-démocratie, selon ce que rapporte l'IRFS. Au moins 150 personnes ont été arrêtées - certaines d'entre elles plusieurs jours même avant la manifestation.

De plus, pour la première fois, les autorités ont entrepris de porter des accusations pénales contre un cyberactiviste de l'extérieur de l'Azerbaïdjan après une enquête sur l'activiste Elnur Majidli, lui-même basé à Strasbourg, et l'accusent d'incitation à la haine pour sa participation aux manifestations en lançant sur Facebook des invitations à protester.

Les autorités ont également fermé des organisations non gouvernementales qui militent pour la démocratie et les droits de la personne, comme trois ONG situées à Ganja. Selon l'IRFS, son propre personnel a subi ces dernières semaines surveillance, harcèlement et détentions.

Par ailleurs, le populaire rédacteur Eynulla Fatullaïev est toujours incarcéré - en dépit d'un jugement de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) rendu en avril, qui exigeait sa remise en liberté, indique le Partenariat.

Le Partenariat presse le Conseil de l'Europe d'accroître immédiatement sa surveillance de la conformité de l'Azerbaïdjan à ses obligations en tant que membre, et de lui faire rendre des comptes. Lire les demandes complètes du Partenariat ici.

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