RÉGIONS:

SUBSCRIBE:

Sign up for weekly updates

Les membres de l'IFEX sont outrés de la mort à l'hôpital d'un éminent journaliste

IRFS

Les membres de l'IFEX exigent des réponses de la part du gouvernement azerbaïdjanais après que le journaliste et écrivain à la plume acérée Rafik Tagi est mort à l'hôpital le 23 novembre des suites d'une agression au couteau. Le Groupe international de partenariat pour l'Azerbaïdjan (International Partnership Group for Azerbaijan, IPGA) a émis une déclaration conjointe dans laquelle il condamne cet assassinat et demande la fin de l'impunité qui menace les journalistes azerbaïdjanais.

D'après l'Institut pour la liberté et la sûreté des reporters (Institute for Reporters' Freedom and Safety, IRFS), Rafiq Tagi, rédacteur en chef du journal « Senet » et critique acerbe des autorités, a été poignardé à de multiples reprises le 19 novembre par un inconnu à l'extérieur de son domicile de Bakou. Alors que Tagi a d'abord montré quelques signes de rétablissement à l'hôpital et a même accordé des entrevues à la presse, il a « apparemment été abandonné à lui-même à l'hôpital, sans bénéficier de soins médicaux ou d'une protection appropriés », rapporte l'IRFS.

Pendant son séjour à l'hôpital, Tagi a dit aux journalistes qu'il soupçonnait son agresseur « qui était très nerveux et [qui] n'a pas dit un mot » d'être motivé par les forces pro-iraniennes. Tagi avait écrit récemment pour un site web local un article d'opinion dans lequel il accusait l'Iran de discréditer l'islam et se moquait des menaces de l'Iran contre l'Azerbaïdjan, selon ce que rapporte l'Institut international de la presse (IIP).

À la suite du décès de Tagi, survenu le jour international de la lutte contre l'impunité, l'IRFS a dénoncé « l'indifférence du gouvernement azerbaïdjanais à l'égard du journalisme et de la liberté de la presse, qui a contribué à son décès ».

Constatant que « les autorités azerbaïdjanaises affichent un piètre bilan pour ce qui est des enquêtes sur les agressions contre les journalistes », l'IPGA a émis une déclaration signée par 10 organisations de défense des droits de la personne qui réclament une enquête en profondeur sur la mort de Tagi. Parmi les signataires se trouvent ARTICLE 19, Human Rights Watch, Index on Censorship, l'Association Mondiale des Journaux et des Éditeurs de Médias d'Information (WAN-IFRA), le PEN International et Reporters sans frontières (RSF), qui sont membres de l'IFEX.

Selon la Fédération internationale des journalistes (FIJ), l'échec du gouvernement, incapable de tenir qui que ce soit responsable du meurtre de l'éditeur Elmar Huseynov en 2005, crée « un mauvais précédent » pour la justice dans le cas de Tagi.

Dernier Tweet :

#Syria’s ‘Disappeared’ Deserve Truth and Justice https://t.co/ogoMdRPo0V @hrw @lamamfakih