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Trois journalistes interrogés et poursuivis pour "incitation à la haine contre le gouvernement", "outrage contre le régime" et "publication d'informations suscitant le confessionnalisme"

(RSF/IFEX) - Ci-dessous, une version abrégée d'un communiqué de presse de RSF daté du 3 juillet 2008:

Réforme du code de la presse: Reporters sans frontières salue des avancées mais s'inquiète des insuffisances des amendements proposés

Reporters sans frontières a adressé, le 26 juin 2008, un courrier à Jehad bin Hassan Bukamal, ministre bahreïni de l'Information, dans lequel l'organisation a salué les avancées contenues dans les amendements au code de la presse mais s'est inquiétée de certaines insuffisances. Des amendements au décret-loi n°47 de 2002 ont été présentés en mai dernier par le gouvernement au Parlement, qui devrait les étudier lors de sa prochaine session, à partir du mois d'octobre. Malgré de vraies améliorations, les journalistes bahreïnis continuent de risquer la prison pour leurs écrits et les décisions administratives permettant de fermer des sites Internet sont toujours d'actualité.

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Trois journalistes de l'hebdomadaire Al-Wefaq, organe de presse du principal groupe d'opposition du même nom, ont été convoqués le 28 juin 2008 par les services de sécurité de l'Etat. Ils n'ont été libérés que le lendemain. Le rédacteur en chef Sayyed Taher, les journalistes Adel Al-Ali et Mohammd Naaman sont poursuivis pour "incitation à la haine contre le gouvernement", "outrage contre le régime" et "publication d'informations suscitant le confessionnalisme". Selon le député d'Al-Wefaq, Khalil Al-Marzooq, le parquet n'aurait présenté aucune preuve, ni même aucun article aux trois hommes avant de les inculper. Les journalistes auraient été interrogés sur leur lien avec le site Internet Awaal.net ( http://awaal.net/ ), fermé, le 24 juin 2008, sur ordre du ministère de l'Information. Deux autres sites, Shams Albahrain (http://www.ba7rainss.com/vb/ ) et Mamlakat Albahrain Forums ( http://www.bahrainforums.com/ ) ont été fermés à la même date en raison de leur "caractère sectaire". Le ministère de l'Information s'est appuyé sur l'article 19 du décret-loi n°47 de 2002, l'autorisant à interdire toute publication portant "atteinte au régime, à la religion officielle de l'Etat, aux bonnes moeurs, ou aux différentes confessions de façon à troubler la paix publique". Actuellement, au moins 24 sites Internet sont bloqués au Bahreïn par décision administrative.

Par ailleurs, le gouvernement de Manama a affiché son désir de mettre en place une commission chargée de surveiller les sermons délivrés dans les mosquées du royaume ainsi que les articles de presse et les forums de discussion sur Internet pour "signaler toute incitation au confessionnalisme". Du côté de la blogospère, un code d'éthique a été proposé par le blogueur Mahmood Al-Yousif ( http://mahmood.tv/2008/07/02/proposed-bloggers-code-of-ethics-against-sectarianism/ ) pour "faire appel au sens de l'honneur des internautes" et remédier ainsi aux fermetures intempestives de sites. "La fermeture des plates-formes de discussion sur Internet ou de n'importe quel site, quel que soit son contenu, ne sert que de tremplin vers la célébrité. Ce n'est qu'à travers un débat de société que nous réussirons à faire réellement évoluer les mentalités", a-t-il déclaré.

Une délégation de Reporters sans frontières s'est rendue à Manama du 9 au 13 février 2008 pour rencontrer des représentants du gouvernement, des membres de l'opposition, des journalistes et des acteurs de la société civile. Lire le rapport d'enquête de la mission ( http://www.rsf.org/article.php3?id_article=26039 ).

Pour lire le texte complet, cliquer ici: http://www.rsf.org/article.php3?id_article=27731

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