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Les défenseurs des droits de la personne et les journalistes indépendants sont harcelés et menacés

Des dizaines de groupes de défense des droits de la personne, dont 31 groupes membres de l'IFEX, ont écrit aux Nations Unies pour braquer les projecteurs sur les attaques sans relâche du gouvernement de Bahreïn contre les défenseurs des droits de la personne, les journalistes et les blogueurs. Des journalistes indépendants sont traînés devant les tribunaux à cause de leurs écrits critiques, des défenseurs des droits sont jetés en prison, et des sites web sont censurés. Parmi ceux qui sont menacés on compte des membres du Centre des droits de la personne de Bahreïn (Bahrain Center for Human Rights, BCHR).

La lettre à la Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l'homme, madame Navanethem Pillay, attire l'attention sur les défenseurs des droits de la personne qui sont visés en représailles parce qu'ils apportent des informations aux médias internationaux, aux agences de presse et aux ONG, qui font ensuite des déclarations et produisent des rapports critiques à l'égard du bilan du gouvernement de Bahreïn en matière de droits de la personne. L'État s'en prend également à des activistes au moyen de poursuites judiciaires et de campagnes de diffamation parce qu'ils apportent une aide juridique aux victimes de tortures infligées par le gouvernement, ou parce qu'ils organisent des rassemblements publics non violents.

La plupart des médias de Bahreïn sont contrôlés par l'État, et souvent les médias gouvernementaux discréditent les défenseurs des droits de la personne en les qualifiant de « traîtres » qui reçoivent des fonds de puissances étrangères dans le but de troubler la stabilité politique de Bahreïn. Les autorités menacent en outre de poursuivre et de jeter en prison les défenseurs des droits lorsqu'ils se montrent critiques du gouvernement dans des rassemblements à l'étranger.

Les attaques contre le BCHR connaissent souvent des escalades par suite de la diffusion d'alertes lancées dans le monde, qui documentent les violations de la liberté de la presse et de la libre expression dans le pays. Les membres du BCHR sont systématiquement diffamés.

Les médias locaux ne couvrent pas avec exactitude les questions liées aux droits de la personne, et les principales sources d'informations sur les violations des droits viennent souvent des médias internationaux, qui subissent aussi harcèlement et restrictions, comme dans le cas de la suspension temporaire, imposée en janvier 2010, de deux correspondants de l'Agence France Presse et de Deutsche Presse Agentur, après qu'ils eurent rapporté les suites d'une affaire judiciaire.

Les journalistes locaux sont régulièrement harcelés parce qu'ils couvrent des questions comme la corruption ou la discrimination. En 2009, Mariam Al Shoroogi, une journaliste et chroniqueuse au journal « Alwasat », a été mise en accusation et condamnée par la Haute cour criminelle à verser une amende pour avoir insulté le Bureau des Services civils, après un reportage sur la discrimination. Aussi, des blogues qui couvrent les questions relatives aux droits de la personne sont-ils bloqués.

La lettre presse la Haut Commissaire de rencontrer des activistes et des journalistes de Bahreïn, et d'aborder ces questions directement avec les autorités. Elle appelle également à la fin de la censure de milliers de sites web, notamment ceux des organisations de défense des droits de la personne, des activistes et des journalistes indépendants.

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