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Appel à une intervention urgente tandis que des activistes sont torturés pour avoir pris position

Abdul-Jalil Al-Singace (à gauche) proteste contre les violations des droits de la personne.
Abdul-Jalil Al-Singace (à gauche) proteste contre les violations des droits de la personne.

BCHR

Le Centre des droits de la personne de Bahreïn (Bahrain Center for Human Rights, BCHR), qui est membre de l'IFEX, demande de toute urgence à toutes les personnes que la situation préoccupe d'écrire au gouvernement de Bahreïn pour qu'il mette fin à la torture et à l'emprisonnement systématiques de ceux qui s'expriment, notamment les défenseurs des droits politiques et religieux et des droits de la personne. Le Dr. Abdul-Jalil Al-Singace, Sheikh Mohammed Habib Al-Muqdad, Sheikh Saeed Al-Nori, Abdul-Ghani Khanjjar et le Dr. Mohammed Saeed, du BCHR, figurent parmi ceux qui ont subi des tortures physiques et mentales.

Une vague sans précédent de torture déferle sur le pays, les détenus ont les mains attachées, on leur bande les yeux, ils sont dans des cellules en détention solitaire, on refuse de les nourrir et de leur donner de l'eau pendant de longues périodes, ils sont suspendus par les mains, par les jambes et ils sont frappés jusqu'à ce que leur corps soit enflé et couvert d'ecchymoses; ils sont privés de sommeil et forcés d'écouter les hurlements des autres qui sont torturés.

Le BCHR croit fermement que ces arrestations sont reliées au travail des activistes qui mettent à nu les violations des droits de la personne dans le pays. Le gouvernement de Bahreïn fait taire par la brutalité les voix dissidentes, non seulement en interdisant les activités légitimes et non violentes entourant la réforme démocratique, mais aussi en punissant les défenseurs des droits de la personne parce qu'ils se livrent à ces activités.

« Ils m'ont frappé sur les doigts avec un objet rigide; ils m'ont frappé sur les oreilles et j'ai été tiré par les mamelons et les oreilles avec des pinces, et j'ai été frappé sur le dos avec un objet rigide... pour me forcer à signer des papiers sans savoir ce qui était écrit dessus », a déclaré Al-Singace à un procureur du ministère public.

Bahreïn est actuellement en état d'urgence non officielle, tandis qu'une campagne de sécurité a été lancée contre les critiques du gouvernement. De plus, des villages chiites sont encerclés par des milices, qui y procèdent sans discontinuer à des fouilles arbitraires, à des arrestations et à des enlèvements. Au moins 200 personnes sont détenues. La plupart d'entre elles le sont au secret et on leur refuse tout contact avec des avocats et les membres de leur famille.

En outre, les médias qui appartiennent à l'État ont publié des articles qui attisent les tensions sectaires et salissent la réputation des détenus, les incriminant avant même qu'ils ne soient traduits devant le procureur du ministère public et devant les tribunaux. Les médias d'État, en particulier « Al Watan », s'en prennent directement aux présidents, l'actuel et l'ancien, du BCHR, qu'ils considèrent comme les dirigeants d'un soi-disant « réseau terroriste », bien qu'ils n'aient pas été arrêtés. Le Président du BCHR, Nabeel Rajab, et Abdulhadi Alkhawaja, ancien Président du BCHR, ont vu leur photo accompagner le 1er septembre un article d'« Al Watan » qui portait sur la violence.

La répression vise également les militants en ligne. Le blogueur Ali Abdulemam, qui a fondé le populaire forum de Bahreïn « BahrainOnline », a été arrêté le 4 septembre parce qu'il aurait répandu de « fausses nouvelles » sur le portail de BahrainOnline.org. Son site web a été fermé le lendemain; il fait figure de pionnier auprès des activistes arabes en ligne et il inspire les jeunes Bahreïnis et Arabes pour qu'ils se servent de l'Internet et s'engagent dans un débat animé. On croit qu'en raison de la mainmise du gouvernement sur le site BahrainOnline, un grand nombre des utilisateurs et des collaborateurs du forum en ligne courent maintenant le risque d'être identifiés et arrêtés.

Veuillez écrire au gouvernement de Bahreïn et lui demander :
- de libérer tous les détenus, en particulier les défenseurs des droits de la personne qui ont été arrêtés parce qu'ils exerçaient leur droit fondamental à la libre expression et de se rassembler de manière non violente;
- de cesser immédiatement la torture systématique de l'Appareil de Sécurité nationale, de dissoudre cet Appareil, de traduire les personnes responsables dans un procès public et d'accorder des réparations aux victimes de ses violations;
- de permettre aux observateurs internationaux d'avoir accès aux détenus;
- de permettre aux détenus de communiquer avec leurs familles et leurs avocats et de les rencontrer, et de leur donner accès à des soins médicaux convenables;
- de cesser immédiatement la mise en oeuvre de la Loi anti-terroriste, qui permet les arrestations arbitraires et les procès iniques.

Veuillez faire parvenir vos appels à :
Sheikh Hamad bin Issa Al-Khalifa
Roi de Bahreïn
Fax : +973 176 64 587

Sheikh Khalifa bin Salman Al-Khalifa
Premier Ministre
Fax : +973 1753 2839

Sheikh Khalid Bin Ahmad Al-Khalifa
Ministre des Affaires étrangères
Tél. : +973 172 27 555
Fax : +973 172 12 603

Sheikh Khalid bin Ali Al-Khalifa
Ministre de la Justice et des Affaires islamiques
Tél. : +973 175 31 333
Fax : +973 175 31 284

Mission permanente de Bahreïn aux Nations Unies à Genève
1, chemin Jacques-Attenville
1218 Grand-Saconnex
C.P. 39, 1292 Chambésy, Suisse
Fax : + 41 22 758 96 50.
info (@) bahrain-mission.ch

Veuillez également écrire aux représentations diplomatiques de Bahreïn dans vos pays respectifs.

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