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Deux militantes américaines expulsées du pays

(RSF/IFEX) - Le 13 février 2012 - Les autorités bahreïnies continuent de rechigner à accueillir des journalistes étrangers sur leur territoire. Dans un communiqué publié le 8 février dernier, le président de l'Autorité des Affaires de l'Information (AAI) avait justifié ces refus au nom de la sécurité des journalistes et du “nombre anormalement élevé de demandes de visas de médias pour la période du 11 et 18 février”. Reporters sans frontières avait dénoncé ces arguments fallacieux : “Ces refus de visa constituent clairement un élément du dispositif de black-out médiatique mis en place par les autorités à la veille de l'anniversaire du soulèvement, afin de limiter le nombre de témoins gênants des manifestations à venir et de leur probable répression”, avait déclaré l'organisation.

Au cours du week-end, alors que les manifestations prenaient de l'ampleur, plusieurs journalistes étrangers ont été refoulés à leur arrivée à l'aéroport, alors même qu'ils avaient obtenu les autorisations nécessaires. Le 11 février dernier, à son arrivée à l'aéroport, une équipe de la télévision japonaise NHK s'est vu interdire l'entrée dans le pays, alors même qu'elle avait reçu les autorisations de l'Information Affairs Authority (IAA). Et d'après le Bahrain Youth Society for Human Rights, un journaliste australien se serait également vu interdire la possibilité d'entrer au Bahreïn, avant d'être remis dans un avion.

Par ailleurs, un nouveau site Internet Witness Bahrain < http://witnessbahrain.org >, lancé le 10 février dernier, en vue de publier les informations relatives aux violations des droits de l'homme au Bahreïn, a été bloqué au lendemain de son lancement. Deux militantes de nationalité américaine, Radhika Sainath et Huwaida Arraf, en charge d'alimenter le site en vidéos, ont été arrêtées le 11 février alors qu'elles filmaient une manifestation pacifique dans la capitale. Elles ont été expulsées quelques heures plus tard, en direction des Etats-Unis. Reporters sans frontières considère le traitement réservé aux collaborateurs de ce site comme une preuve supplémentaire que, contrairement à ce qu'elles prétendent, les autorités cherchent à étouffer à tout prix la couverture des violations des droits de l'homme dans le pays.

Ce blocage vient allonger la liste des sites d'information indépendants bloqués, et notamment des sites de streaming, utilisés par les militants pour transmettre en temps réel des images des manifestations et de leur répression.

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