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Les photos montrant des exécutions extrajudiciaires sont interdites

L'art peut être un puissant médium d'idées et de renseignements pour défier la répression. Une exposition de photos sur les exécutions extrajudiciaires à Dhaka, au Bangladesh, a été interdite le 22 mars, selon ce que rapportent Human Rights Watch, Reporters sans frontières (RSF) et ARTICLE 19. L'interdiction a été révoquée une semaine plus tard, après que le propriétaire de la galerie, qui avait reçu des menaces de mort, eut fait appel de la décision devant les tribunaux.

L'exposition de Shahidul Alam, intitulée « Tirs croisés », présente des photographies et des installations relatives à des homicides extrajudiciaires présumés qui auraient été commis par le Bataillon d'Action Rapide (BAR), une unité de lutte contre le crime dominée par l'armée. Certains officiers disent souvent que ce sont des homicides survenus dans des « tirs croisés » où ils tirent pour se défendre ou pour empêcher de présumés criminels de s'échapper.

Depuis sa mise sur pied en 2004, la BAR a tué plus de 500 personnes. Personne n'a été traduit devant les tribunaux pour répondre de ces homicides. Un grand nombre des victimes de ces « tirs croisés » ont été torturées à mort ou exécutées sommairement. Depuis 2007, indique RSF, au moins quatre journalistes ont été torturés par des membres de la BAR.

Le propriétaire de la galerie Drik, Shahidul Alam, qui est également un photographe bien connu, a reçu des menaces de mort quelques jours après que l'exposition eut été fermée. La police a encerclé la galerie jusqu'à ce qu'un ordre du gouvernement eut été retiré le 31 mars.

ARTICLE 19 a présenté l'exposition de Dhaka dans son numéro de mars de « Artist Alert », qui souligne les cas d'artistes dans le monde dont le droit à la liberté d'expression est bafoué. Le bulletin mentionne en outre que le cinéaste iranien primé Jafar Panahi a été détenu le 1er mars par la sécurité iranienne, en même temps que sa femme, sa fille et 15 autres invités. Son épouse, sa fille et les invités ont été remis en liberté, mais Panahi reste détenu au secret à la prison Evin de Téhéran.

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