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Il faut de plus grandes réformes, dit la mission

Une délégation d'organisations de défense de la liberté de la presse, composée de sept membres de l'IFEX, a rencontré des groupes de médias et les autorités à Minsk, du 20 au 24 septembre 2009, afin d'évaluer l'environnement actuel de la liberté de la presse, de la liberté d'expression et de l'accès à l'information, rapporte la Fédération internationale des journalistes (FIJ).

Le rapport de la mission, « For Free and Fair Media in Belarus » (Pour des médias libres et équitables au Bélarus), presse l'Union européenne le gouvernement du Bélarus de garder la liberté d'expression et la liberté de la presse au coeur de ses discussions. L'Union européenne déterminera bientôt si elle met fin aux sanctions instaurées en raison du piètre dossier du pays en matière de droits de la personne.

Reçue par l'Association des journalistes du Bélarus (BAJ), la mission avait pour objectif principal d'insister pour que le gouvernement entreprenne une réforme rigoureuse des règles qui régissent les médias, afin que les journalistes puissent travailler sans crainte d'ingérence politique. Actuellement, « le gouvernement du Bélarus considère les journalistes comme des ennemis de l'État, une menace physique ou comme un danger pour le pays », dit le rapport. Au cours de la dernière décennie, un grand nombre de journalistes ont subi des agressions. Une journaliste a même été poignardée à mort dans son appartement, tandis qu'un autre a disparu.

Les médias indépendants se heurtent à de nombreux obstacles. Les conditions économiques au Bélarus sont limitées pour les journaux qui n'appartiennent pas à l'État, ce qui empêche le développement d'une culture de médias indépendants et pluralistes. Les systèmes d'abonnement et de distribution sont monopoles d'État. Les permis de radiodiffusion sont émis de façon arbitraire et opaque, ce qui limite encore plus les voix indépendantes.

Par ailleurs, les lois en vigueur limitent le droit du journaliste à l'information, et la législation sur la diffamation et l'extrémisme incitent à l'autocensure chez les journalistes.

La mission a formulé un certain nombre de recommandations, notamment celle qui veut que les journalistes ne devraient pas être empêchés de rapporter les événements publics et les manifestations, et celle qui réclame une reforme des lois sur la diffamation. Les recommandations stipulent en outre que « les autorités doivent permettre aux organisations de journalistes de travailler librement, sans que leurs activités et leurs communications ne soient surveillées, et sans restrictions imposées aux formateurs étrangers de passage ». La BAJ est surveillée étroitement, indique le rapport.

Le directeur adjoint de la FIJ Europe, Marc Gruber, qui dirigeait la mission d'exploration, a indiqué qu'« un mince vernis de réformes limitées et symboliques apportées ces derniers mois ne peut camoufler le fait que le Bélarus continue de vivre dans un environnement fortement répressif ».

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