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De lourdes restrictions sont imposées aux journalistes remises en liberté

Le Service de sécurité d'Ukraine (KGB) vient de libérer deux femmes journalistes, Natalïa Radina et Irina Khalip, mais maintient les accusations criminelles portées contre elles et a imposé des restrictions à leurs activités, rapportent le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et le Comité des écrivains en prison du PEN International (Writers in Prison Committee of PEN International, WiPC).

Des agents du KGB ont jeté en prison Radina et Khalip le 19 décembre, à la suite des manifestations post-électorales de protestation organisées par l'opposition à Minsk, et les ont inculpées d'avoir organisé des désordres de masse. Les deux journalistes risquent dix-huit ans de prison, dit le CPJ.

D'après le CPJ, Radina, rédactrice au site web d'informations favorable à l'opposition « Charte97 », a été libérée le 28 janvier d'un centre de détention du KGB à la condition de rentrer immédiatement dans sa ville d'origine, Kobrine. Elle n'est pas autorisée à sortir de la ville et elle se rapporter chaque jour à la police. Radina a aussi indiqué que le KGB lui avait confisqué son passeport et l'empêchait de parler.

Correspondante au journal « Novaïa Gazeta » de Moscou, Khalip a été libérée le 29 janvier mais a été placée en résidence surveillée à Minsk, rapporte le CPJ. Il lui est interdit de quitter son appartement, de communiquer au téléphone et sur Internet, et de lire les journaux.

Deux agents du KGB sont de faction à l'appartement de Khalip pour s'assurer qu'elle ne viole pas les conditions de sa remise en liberté, dit l'Association des journalistes du Bélarus (AJB), un groupe affilié à la Fédération internationale des journalistes (FIJ). Seuls les parents de Khalip et son fils de 3 ans sont autorisés à avoir des contacts avec elle. Son mari, le dirigeant d'opposition Andreï Sannikov, est toujours derrière les barreaux, dit Charte97.

« Le Bélarus a donné un nouveau sens à la détention en résidence. Mettre de faction deux agents du KGB devant l'appartement d'une journaliste pour s'assurer qu'elle ne lit pas un journal est totalement surréel », dit le CPJ.

Vladimir Neklïaev, l'ancien président du Centre du PEN au Bélarus, a lui aussi été relâché mais il est en résidence surveillée, précise le WiPC.

Les membres de l'IFEX condamnent fermement la répression des militants de l'opposition et des journalistes indépendants, répression qui a suivi les élections présidentielles viciées de décembre 2010.

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