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La Royal Bank of Scotland se retire du pays à la suite d'une campagne

Un membre dirigeant de l’opposition, Andreï Sannikov, s’est vu infliger une peine de cinq ans de prison pour avoir participé à un rassemblement qu’il avait organisé contre la réélection du Président Alexandre Loukachenko
Un membre dirigeant de l’opposition, Andreï Sannikov, s’est vu infliger une peine de cinq ans de prison pour avoir participé à un rassemblement qu’il avait organisé contre la réélection du Président Alexandre Loukachenko

Index

Après une campagne menée par Index on Censorship et le groupe Free Belarus Now, la Royal Bank of Scotland (RBS) a annoncé qu'elle ne se livrera plus à « quelque type que ce soit de mobilisation de fonds » au nom du gouvernement du Bélarus.

Après que Index et Free Belarus Now eurent fait part à la banque de leurs préoccupations au sujet des violations des droits de la personne au Bélarus lors d'une rencontre à Édimbourg la semaine dernière, celle-ci a rendu publique une déclaration dans laquelle elle annonce qu'elle ne vendra plus les obligations du gouvernement bélarusse.

« Étant donné les sanctions, la détérioration de la situation politique au Bélarus et le fait que celui-ci n'a pas respecté ses engagements sur des éléments clés du programme du FMI [Fonds monétaire international], la RBS a mis fin à tout genre de mobilisation de fonds pour la République du Bélarus ou en son nom, et ne prévoit pas de modifier cette position tant que ces questions n'auront pas été résolues. »

« Lorsque nous étudions où faire des affaires, il nous incombe de considérer un certain nombre de facteurs, notamment les questions sociales et éthiques ainsi que la conformité à la l'esprit et à la lettre de toutes les sanctions internationales », a ajouté la RBS.

Mike Harris, du groupe Index, qui a assisté à la rencontre avec la banque, a déclaré pour sa part que « RBS a envoyé un signal clair de ne pas risquer d'investir dans un régime qui viole les droits fondamentaux de la personne et qui pourrait bien ne pas durer ».

Au cours de la dernière année, la RBS et d'autres grandes banques ont participé à la mobilisation de fonds pour le Bélarus - même après la répression qui a suivi l'élection, lors de laquelle sept des neuf candidats à l'élection présidentielle ont été arrêtés et 43 prisonniers politiques ont été détenus, dont plusieurs journalistes.

Index on Censorship et Free Belarus Now continuent de faire pression auprès des trois banques toujours actives, ainsi qu'auprès du FMI, qui envisage actuellement de renflouer le pays en difficulté.

Certains pays, comme les États-Unis, ont imposé des sanctions en raison de la répression de l'opposition par le Président Alexandre Loukachenko.

D'après les dépêches, les sanctions surviennent au moment où le Bélarus se débat pour surmonter une crise de sa balance des paiements, qui l'a forcé à dévaluer son rouble et à laisser monter les prix, ce qui a provoqué la colère des consommateurs et suscité une vague de protestations.

Veuillez signer la pétition du groupe Index et vous joindre aux centaines d'autres qui exigent que les dirigeants du monde demandent une action immédiate contre les violations des droits au Bélarus.

Signez la pétition dès maintenant.

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