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Un homme est incarcéré pour avoir imité une « manifestation de jouets »

Histoire de jouet : Un manifestant en Russie qui utilise des jouets tient une banderole où sont inscrits les mots « Je suis en faveur d’élections propres ».
Histoire de jouet : Un manifestant en Russie qui utilise des jouets tient une banderole où sont inscrits les mots « Je suis en faveur d’élections propres ».

Ivan Krupchik

Un homme au Bélarus a été condamné en février à 10 jours de prison pour avoir organisé une manifestation de protestation avec des jouets, répétant de récents ralliements dans la Russie voisine, où on a utilisé des oursons en peluche pour contester Vladimir Poutine, selon ce que rapporte Index on Censorship.

L'activiste d'opposition et ancien prisonnier politique Pavel Vinogradov a installé le 10 février des jouets mous avec de petites banderoles en bordure d'une rue devant le quartier général du gouvernement à Minsk pour protester contre la brutalité policière au Bélarus, souvent désigné comme « la dernière dictature d'Europe ». Vinogradov a été arrêté par la police, qui prétend qu'il avait organisé une « manifestation non autorisée ».

Selon les dépêches, des oursons en peluche, des chiots et de petits lapins portaient des bannières qui disaient « La police m'a arraché un œil », « Où est la liberté des médias ? » et « Alejandro, laisse aller les gens », en référence au président du Bélarus, Alexandre Lukachenko.

Les protestations avec des oursons en peluche et des personnages en Lego portant des banderoles de protestation ont été rapportées d'abord dans la ville de Barnaul, en Sibérie, où elles sont organisées régulièrement contre Poutine.

Les activistes ont organisé pour la première fois ce genre de manifestation en janvier, après que les autorités eurent rejeté à plusieurs reprises leur demande de tenir une manifestation autorisée du genre de celle qui s'est tenue à Moscou pour protester contre les résultats controversés des élections parlementaires et contre le retour prévu de Poutine à la présidence le mois prochain.

La police a tenté de faire pression sur eux pour qu'ils annulent les manifestations de jouets, les qualifiant d'« événements publics non autorisés ». Les activistes ont contré avec des projets de futures manifestations où on planterait des piquets individuels, lesquels, selon le droit russe, ne nécessitent pas d'autorisation.

L'affaire des jouets au Bélarus survient après que Lukachenko eut interdit l'an dernier les applaudissements en public afin d'empêcher les manifestations silencieuses de protestation contre son pouvoir autoritaire et le traitement par son gouvernement de la crise économique dans laquelle est plongé le pays.

Il y a à peine un mois, le journaliste indépendant Aleksandr Borozenko a été condamné à 11 jours de prison pour un reportage sur une vigile observée par une personne contre l'incarcération de militants d'opposition au Bélarus, selon ce que rapporte le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Lukachenko, qui dirige depuis 1994 l'ancienne république soviétique du Bélarus, est devenu la cible de sanctions des États-Unis et de l'Union européenne à cause de sa répression des manifestations publiques après sa réélection controversée de décembre 2010.

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