RÉGIONS:

SUBSCRIBE:

Sign up for weekly updates

Un activiste progouvernemental placé en résidence surveillée après avoir de nouveau attaqué des journalistes

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières exprime son soulagement après l'assignation à résidence prononcée le 14 novembre 2008, à l'encontre d'Adolfo Cerrudo. Le 29 octobre, ce leader du Comité civique populaire, un groupe radical progouvernemental, avait participé, avec 200 autres militants, à l'agression d'une douzaine de journalistes présents devant la prison San Pedro de La Paz, où est détenu l'ancien préfet d'opposition, Leopoldo Fernández, arrêté et incarcéré après un massacre commis le 11 septembre dans le Pando (Nord). Mis en examen pour menaces de viol à l'encontre d'une journaliste du quotidien privé "La Razón", Adolfo Cerrudo avait pourtant été interdit par décision de justice de s'approcher des membres des médias pour pouvoir bénéficier d'une liberté conditionnelle.

À la suite d'une audience où un rapport d'évaluation psychologique a révélé les "tendances violentes et agressives" du prévenu, Adolfo Cerrudo a donc été interdit de quitter son lieu de résidence, hors de ses comparutions judiciaires. Son domicile a été placé sous surveillance policière depuis le 17 novembre, après que celui-ci avait contrevenu à son assignation dès le lendemain du jugement. "Ces mesures préventives sont une protection nécessaire pour la sécurité de tous les journalistes, et nous espérons qu'elles seront suivies d'une condamnation d'Adolfo Cerrudo, afin d'envoyer un signal clair aux activistes radicaux - qu'ils se revendiquent progouvernementaux ou d'opposition - qui prennent régulièrement pour cibles, en toute impunité, les membres des médias", a déclaré l'organisation.

Pour des informations complémentaires sur le cas de la journaliste de "La Razón", cliquer ici: http://www.ifex.org/fr/content/view/full/95777

Dernier Tweet :

#HONDURAS | el @RSF_inter denuncia graves ataques a periodistas del departamento de Colón https://t.co/4Z4oMKMkfc @clibre