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Un journaliste est trouvé mort en Bolivie; un cameraman est abattu au Salvador

Deux journalistes ont été tués dans des pays relativement sûrs d'Amérique latine la semaine dernière. Un journaliste qui avait été porté disparu le 19 avril en Bolivie a été trouvé mort deux jours plus tard, selon ce que rapportent l'Association nationale de la presse (Asociación Nacional de la Prensa, ANP), membre par intérim de l'IFEX, et d'autres membres de l'IFEX, tandis qu'un cameraman au Salvador a été abattu lundi près de la capitale, indiquent la Société interaméricaine de la presse (SIP), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF).

Le corps du journaliste David Niño de Guzmán, directeur de l'information à l'Agencia de Noticias Fides (ANF), a été trouvé le 21 avril dans une rue d'une banlieue de La Paz, victime apparente d'un engin explosif, selon ce que rapportent la SIP, le CPJ et RSF.

Niño de Guzmán avait été vu pour la dernière fois le 19 avril, au moment de quitter son travail. La police signale qu'aucun des effets personnels de Niño de Guzmán n'a été volé, et n'écarte pas un mobile relié à la pratique du journalisme.

Durant ses 16 années comme journaliste, Niño de Guzmán, 42 ans, a travaillé pour plusieurs importants quotidiens d'informations, dont « La Razón » et « El Diario », et pour la chaîne de télévision « Cadena A ». Il s'est joint en 2006 à l'Agencia de Noticias Fides, une agence affiliée aux Jésuites, comme reporter et est devenu directeur de l'information en mars 2010.

Par ailleurs, au Salvador, Alfredo Hurtado, qui était cameraman à la station de télévision privée « Canal 33 », a été abattu le 26 avril près de la capitale, San Salvador, tandis qu'il circulait à bord d'un autobus, disent les membres.

Alors qu'on ne connaît pas encore le mobile de ce meurtre, la station Canal 33 a déclaré dans un communiqué que « l'on croit fermement que son assassinat pourrait être relié à son travail de cameraman pour l'émission de nouvelles « Teleprensa » diffusée en soirée, laquelle couvre surtout le travail de la police », rapporte la SIP.

La station a ajouté que « la connaissance d'un certain acte criminel » était l'une des principales théories retenues actuellement dans l'enquête. D'après RSF, des gangs locaux avaient commis un certain nombre de crimes dans le voisinage du domicile de Hurtado. Des membres de la famille de Hurtado ont dit que lui et sa femme avaient reçu des menaces.

Selon le CPJ, les journalistes qui couvrent la violence généralisée des gangs au Salvador risquent de devenir eux-mêmes des cibles. En 2009, par exemple, un cinéaste franco-espagnol, Christian Poveda, qui avait documenté pendant des décennies la violence des gangs au Salvador, a été assassiné par des membres du gang des « Mara 18 ». Le mois dernier, 11 personnes qui subissaient un procès dans une affaire de meurtre, dont les deux têtes dirigeantes, ont été condamnées par un tribunal spécial chargé de la lutte contre le crime organisé.

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