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Un journaliste blessé, l'assassin du journaliste Tim Lopes arrêté lors de l'opération militaire dans le nord de Rio

(RSF/IFEX) - Le 30 novembre 2010 - Les quartiers nord de Rio de Janeiro ont été le théâtre de violents affrontements lors d'une opération conjointe des forces armées et de la police d'élite contre les trafiquants de drogue, entre le 21 et le 26 novembre 2010, dans le complexe de favelas du Morro de Alemão. Lors de cette intervention, l'un des assassins en fuite du journaliste Tim Lopes a été arrêté. En revanche, un journaliste de Reuters a été blessé à l'épaule.

Véritable opération de guerre, l'intervention des forces de l'ordre contre l'un des importants bastions du narcotrafic, était destinée à déloger un quartier général né de l'alliance entre le "Commando Rouge" et les "Amis des Amis", deux gangs redoutés. L'offensive s'est soldée par la mort d'une vingtaine de trafiquants présumés.

Lors de l'opération, Eliseu Felício de Souza, ancien membre de la bande d'"Elias le fou" et reconnu coupable de l'assassinat en 2002 de Tim Lopes, journaliste de TV Globo, a été enfin arrêté. Surnommé "O Zeu", condamné pour ce crime à vingt-trois ans et demi de prison, il avait profité d'un régime de semi-liberté pour prendre la fuite en 2007. Il menait depuis, au vu et au su de tout le monde, son négoce de drogue au Morro de Alemão.

Au cours de cette opération, Paulo Whitaker, photographe brésilien de l'agence britannique Reuters, a été blessé par une balle perdue. Sa vie n'est heureusement pas en danger, a précisé l'agence. Dans la perspective de la Coupe du monde de football de 2014 et des Jeux olympiques de 2016, les autorités cariocas et fédérales ont décidé de mener une guerre totale à la délinquance qui sévit dans les favelas.

Concernant l'affaire Tim Lopes, la nouvelle capture de "O Zeu" doit inciter les autorités judiciaires à revoir le système d'aménagements de peine pour certains détenus, qui éviteraient peut-être de recourir à des opérations militaires par la suite.

Bien que 58ème sur 178 pays dans notre dernier classement mondial dans la liberté de la presse, le Brésil continue d'être un État à risque pour la sécurité des journalistes. En témoigne l'assassinat de trois d'entre eux – dont un en lien avec l'activité professionnelle – au cours de la seconde quinzaine du mois d'octobre.

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