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Les reporters clandestins courent de multiples risques pour porter la nouvelle au monde

Les correspondants qui vivent en Birmanie passent en revue les dangers qu'il y a à couvrir clandestinement la situation, ainsi que les couches de censure auxquelles est soumise la collecte approuvée des nouvelles. Tout cela dans des reportages de première main publiés par Mizzima News.

En Birmanie, tous les périodiques et publications doivent être inscrits auprès de la Commission de surveillance et d'enregistrement de la presse (Press Scrutiny and Registration Board) qui relève du Ministère de l'Information, et sont passés au crible selon ses règles de censure. Si on doit publier un article sur un ministère particulier du gouvernement, celui-ci doit être approuvé par la Commission de censure, et parfois quelqu'un du ministère en question agit comme deuxième censeur.

Mais les journalistes indépendants ne feraient qu'assurer leur propre emprisonnement s'ils envoyaient leurs histoires aux autorités de la censure. Et les journalistes qui travaillent pour des médias en exil ne peuvent même pas dire aux sujets qu'ils interviewent qu'ils sont journalistes. Si la personne interviewée a des liens avec l'armée, elle pourrait faire jeter le journaliste en prison.

À l'intérieur de la Birmanie, les journalistes doivent évaluer les risques qu'ils courent pour leur vie à tenter de pratiquer leur profession. Cela vaut-il la peine de courir un grave danger pour couvrir une histoire particulière ? L'affaire a-t-elle une importance nationale ? Les journalistes étudient la mince ligne qu'il y a entre être trop téméraire dans sa couverture et savoir que si on ne court aucun risque, beaucoup d'histoires importantes vont rester dans les ténèbres. Les journalistes doivent en tout temps « garder le profil bas et travailler en secret ».

Le reporter clandestin doit aussi prendre des photos en secret. Si un reporter est surpris en train de prendre des photos de quelque chose d'important, comme un incendie, il ou elle doit prouver qu'ils travaillent pour un groupe de presse approuvé, sinon c'est la prison. Et le danger est encore plus grand si on tente de photographier des manifestations, le travail forcé ou l'armée.

Une fois les nouvelles collectées subrepticement, le journaliste est confronté à plusieurs autres niveaux de risque pour faire sortir la nouvelle du pays.

Cependant, la résilience des journalistes birmans garantit que les informations sont partagées avec le monde. « Même sous la censure pesante et les durs contrôle du régime, les nouvelles concernant des événements majeurs comme les manifestations contre la hausse des prix, les grèves, la révolution de safran et le cyclone Nargis se sont propagées rapidement dans le monde extérieur. Ce sont les journalistes qui mettent régulièrement à nu la nature brutale et inhumaine du régime », a fait remarquer un correspondant à Mizzima.

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A Javier Valdez lo mataron por ser periodista. Hace 9 meses. Su caso, como el del 97% de las decenas de periodistas… https://t.co/bogx2o1P4A