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Les lois électorales regorgent de violations de la libre expression

Le gouvernement militaire de la Birmanie a annoncé son intention de tenir des élections pour la première fois en 20 ans le 7 novembre 2010, soit six jours avant que ne prenne fin l'actuelle assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi. Mais la junte prépare tout simplement le renforcement de son emprise militaire au moyen d'une élection illégitime, font valoir Human Rights Watch et ARTICLE 19. Les deux groupes membres de l'IFEX appellent la communauté internationale et l'Association des nations de l'Asie du Sud-est (ANASE) à faire pression sur la junte pour qu'elle libère 2 000 prisonniers politiques et révoque la censure de l'Internet et toutes les réglementations des médias qui entravent la liberté d'expression.

Une milice politique soutenue par le régime est devenue la principale façade civile de la dictature, rapporte dans Mizzima News l'organisation Burma Campaign UK. Le premier ministre, le général Thein Sein, et plus de vingt des plus anciens généraux ont démissionné des forces armées et se sont inscrits au nouveau Parti du développement de l'union solidaire, pro-gouvernemental, afin de participer aux élections.

« Personne ne doit être dupe. Les généraux peuvent bien retirer leurs uniformes kaki et adopter des vêtements civils, ces élections n'en demeurent pas moins un plan soigneusement orchestré pour maintenir le pouvoir entre les mains de la junte militaire », dit Human Rights Watch.

Le groupe de défense des droits s'inquiète que l'intimidation de la population et de certains partis politiques ne s'accentue. Les lois et règlements qui régissent les élections limitent à cinq personnes les rassemblements publics et font de la critique du processus électoral exprimée en public un délit passible de sanctions. De graves restrictions entravent la couverture médiatique des élections, et la Commission de surveillance de la presse censure les journalistes birmans. Les journalistes étrangers se voient aussi systématiquement refuser l'accès à la Birmanie.

Aung San Suu Kyi et son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), ont décidé de ne pas participer aux élections. En février, celle-ci a déclaré qu'elle ne voulait pas s'engager dans le processus électoral parce que les droits à la liberté d'expression, à la liberté de l'information et à la liberté d'association sont constamment refusés aux citoyens birmans.

Dans un mémoire soumis à la Revue périodique universelle du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, qui doit avoir lieu en janvier 2011, ARTICLE 19 a exprimé avec vigueur sa préoccupation face à des élections aussi profondément viciées et devant les violations de la libre expression commises dans le pays.

Le Mémoire met en lumière la censure totale de la presse, des médias électroniques et de l'Internet par le gouvernement, ainsi que le recours au harcèlement et aux arrestations arbitraires des journalistes, des artisans des médias et autres qui exercent leur droit à la liberté d'expression, dont Aung San Suu Kyi, membre honoraire d'ARTICLE 19.

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