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Signez la pétition qui demande la libération des prisonniers politiques

Human Rights Watch vous presse de signer une pétition qui demande la remise en liberté de plus de 2 100 prisonniers politiques en Birmanie. Parmi ces prisonniers politiques, on compte des membres de l'opposition politique, des défenseurs des droits de la personne, des syndicalistes, des artistes, des journalistes, des blogueurs sur Internet, ainsi que des moines et des soeurs bouddhistes. À l'heure actuelle, il y a 43 prisons où sont détenus des militants politiques et plus de 50 camps de travail où les prisonniers sont contraints aux travaux forcés. L'un des prisonniers politiques d'envergure est Zarganar, un célèbre comédien condamné à 34 ans de prison pour avoir critiqué la lenteur que la junte a mise à répondre au cyclone Nargis en 2008.

En juin dernier, Human Rights Watch a collaboré avec l'agence de création JWT et a inauguré « Behind Bars in Burma » (Derrière les barreaux en Birmanie) au terminus Grand Central de New York. Il s'agit d'une exposition d'art interactive d'un jour qui demande la remise en liberté des prisonniers politiques : « L'installation interactive représente un complexe carcéral birman en miniature, et lorsqu'ils approchent, les visiteurs constatent que les barreaux des cellules sont faits de stylos à bille. Les visiteurs retirent les stylos à bille pour signer une pétition qui demande aux dirigeants birmans de libérer les prisonniers politiques du pays ». (Cette année, JWT s'est vu décerner six prestigieuses récompenses internationales en publicité pour cette campagne d'exposition.) Une version de cette pétition est affichée en ligne.

Récemment, le 16 mai, le Président de la Birmanie Thein Sein a proclamé une « amnistie » pour tous les prisonniers condamnés, amnistie qui commue les condamnations à mort en emprisonnement à vie et qui réduit d'un an les peines de prison. L'annonce de l'amnistie est survenue peu après que l'envoyé du secrétaire général de l'ONU en Birmanie, Vijay Nambiar, se fut rendu en Birmanie du 11 au 13 mai, et eut insisté pour que les prisonniers politiques soient libérés. Mais la réduction d'un an des peines de prison est une insulte aux prisonniers politiques comme Zarganar, condamné à des décennies d'incarcération. Des 15 000 prisonniers libérés pour avoir moins d'un an de réclusion à purger, 47 seulement sont des prisonniers politiques. Certaines peines d'emprisonnement sont de plus de 100 ans.

« Le geste du gouvernement sera accueilli par un grand nombre de prisonniers en Birmanie, mais dans le cas des 2 100 prisonniers politiques qui purgent des peines iniques qui vont jusqu'à 65 ans de prison, la réduction d'un an est une farce sinistre », dit Human Rights Watch. « C'est là une réponse pitoyable aux appels lancés dans le monde, qui demandent la libération immédiate de tous les prisonniers politiques. »

La campagne américaine en faveur de la Birmanie rapportait la semaine dernière que sept prisonnières politiques ont entamé une grève de la faim pour protester contre leur détention illégale et les conditions de détention déplorables. Depuis, des dizaines d'autres se sont jointes au mouvement, et d'autres doivent le faire sous peu.

Signez la pétition pour faire libérer les prisonniers politiques de Birmanie.
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