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Des centaines de prisonniers politiques sont libérés, dont un comédien célèbre

Le comédien, acteur et prisonnier politique Zarganar a été libéré de la prison de Myitkyina le 12 octobre 2011.
Le comédien, acteur et prisonnier politique Zarganar a été libéré de la prison de Myitkyina le 12 octobre 2011.

Soe Zeya Tun / REUTERS

Le gouvernement birman vient de libérer des centaines de prisonniers, dont le célèbre comédien Zarganar, et a annoncé qu'il en libérerait 6 000 autres, rapportent Mizzima News, le Comité des écrivains en prison du PEN International (WiPC), Index on Censorship (Index), ARTICLE 19, Human Rights Watch et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Zarganar (qui signifie « pince à épiler »), alias Maung Thura, purgeait une peine de 35 ans de prison pour avoir critiqué la lenteur de la réponse du gouvernement au cyclone Nargis en 2008. En dépit de l'air de fête, cependant, Zarganar dit être inquiet pour les 14 prisonniers politiques qui restent injustement en prison à Myitkyina. S'adressant à la BBC, Zarganar a décrit sa libération comme conditionnelle, disant que « si je fais quelque chose de travers, ils vont me renvoyer en prison. Je ne suis pas heureux aujourd'hui parce qu'il y a tellement de mes amis toujours en prison. »

On ne sait toujours pas précisément combien de prisonniers politiques sont inclus dans l'amnistie, bien que selon les estimations le nombre pourrait atteindre les 300, d'après Mizzima News. L'organisation de nouvelles rapporte que parmi les prisonniers politiques libérés se trouvent neuf moines bouddhistes et 13 prisonniers reconnus coupables de participation à des émeutes religieuses.

ARTICLE 19 déplore, cependant, le fait que 2 000 prisonniers politiques croupissent dans les prisons de Birmanie. Human Rights Watch ajoute que la plupart de ces prisonniers ont été arrêtés en 2007 à la suite de manifestations pacifiques, quand les forces de sécurité ont incarcéré des « criminels » invraisemblables, notamment des religieuses, des moines et des activistes.

Parmi ceux qui sont toujours en prison, on compte Min Ko Naing, dirigeant du groupe pro-démocratie « Étudiants de la génération de 88  », et ses 35 collègues. Chacun d'eux a reçu une peine de 65 ans de prison pour avoir dénoncé en 2007 la hausse des prix des biens de consommation, indique Human Rights Watch. Reporters sans frontières (RSF) fait observer pour sa part que les journalistes indépendants ne figurent pas sur la liste, notamment 17 vidéojournalistes de la Voix démocratique de la Birmanie, dont certains sont incarcérés pour des peines de 10 ans, d'autres pour des peines allant jusqu'à 27 ans.

En décrétant l'amnistie, le gouvernement birman vise, dit Mizzima News, à encourager la communauté internationale à lever les sanctions économiques.

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