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Deux pas en avant, un pas en arrière : Une année de réforme des médias en Birmanie

Historique interactif illustrant une année de progrès et d'obstacles pour la liberté de la presse en Birmanie

Un journaliste birman au travail sur son ordinateur portable, sur lequel est collé une affichette qui dit 'Arrêtez de tuer la presse', tandis qu'il attend à l'extérieur de la salle du tribunal une décision dans une affaire de diffamation contre The Voice Weekly à Yangon, en Birmanie, le 23 août 2012.
Un journaliste birman au travail sur son ordinateur portable, sur lequel est collé une affichette qui dit 'Arrêtez de tuer la presse', tandis qu'il attend à l'extérieur de la salle du tribunal une décision dans une affaire de diffamation contre The Voice Weekly à Yangon, en Birmanie, le 23 août 2012.

AFP/Soe Than Win

Les journalistes de Birmanie accueillent favorablement un certain nombre de réformes aux lois sur la presse du pays, notoirement restrictives, depuis l'arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement civil le 30 mars 2011, succédant à 50 ans de régime militaire répressif. Un grand nombre des journalistes de Birmanie restaient sceptiques devant les promesses du Président Thein Sein d'instaurer une plus grande liberté de la presse, en raison essentiellement de son poste antérieur de général au sein de la junte dirigée par le Parti du développement de l'union solidaire (Union Solidarity and Development Party, USDP). Mais un sentiment d'optimisme s'est fait jour durant la période qui a suivi les élections complémentaires d'avril 2012 qui ont envoyé la Ligue nationale pour la démocratie (LND) et son chef, Aung San Suu Kyi, au Parlement.

Auparavant, la Division de la surveillance et de l'enregistrement de la presse (Press Scrutiny and Registration Division, PSRD), la commission de censure draconienne de la Birmanie, censurait lourdement quelque genre que ce fût de publication et cisaillait les reportages qu'elle estimait, même de loin, d'une nature délicate aux yeux des responsables du gouvernement. Les hebdomadaires jouissent désormais d'un nouvel espace où ils peuvent publier des histoires épineuses qu'il était impossible de publier sous le régime de la junte. Mais à chaque pas fait en avant, il y a aussi des obstructions et des reculs qui menacent le progrès de la liberté de la presse en Birmanie, qu'il s'agisse d'une poursuite intentée par l'industrie minière contre un hebdomadaire, poursuite qui a par la suite été abandonnée, ou du projet de loi sur les imprimeurs déposé devant le Parlement en mars 2013. Ce qui est certain, c'est que quelle que soit la précarité de la route vers la réforme des médias, les journalistes de Birmanie – dont un grand nombre subissent toujours des menaces – n'abandonneront pas leur lutte en faveur d'une presse libre.

Voyez à quel point la liberté de la presse en Birmanie a évolué au cours de la dernière année dans l'historique ci-dessous (en anglais).

Nyan Lynn est rédactrice à Maw Kun, un magazine d'affaires publiques en langue birmane, et membre du Réseau des journalistes du Myanmar (MJN).

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