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Des journalistes risquent des poursuites judiciaires et des accusations bidons

Un journaliste burundais, critique des forces de sécurité de l'État, risque la prison à vie après avoir été arrêté le 17 juillet et inculpé de trahison, selon ce que rapportent Human Rights Watch, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF). Un mois plus tard, un autre journaliste est arrêté, incarcéré et accusé de diffamation après avoir écrit un article sur la corruption au sein du gouvernement, indique Journaliste en danger (JED).

Jean Claude Kavumbagu, rédacteur en chef du service de nouvelles en ligne « Net Press », a publié un article critique sur les forces de sécurité du Burundi - en réponse aux attentats à la bombe survenus le 11 juillet à Kampala, en Ouganda. Le groupe d'insurgés somaliens Al-Shabaab a revendiqué la responsabilité des attentats et menacé de s'en prendre au Burundi en raison de la présence de troupes burundaises au sein de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM).

Critique bien connu de l'État, Kavumbagu a écrit : « Si les militants d'Al-Shabaab voulaient tenter “quelque chose” dans notre pays, ils y parviendraient avec une facilité déconcertante, vu que notre défense et nos forces de sécurité brillent par leur capacité à piller et à tuer leurs compatriotes plutôt qu'à défendre notre pays ». Inculpé de trahison, il est accusé d'avoir affaibli la sécurité nationale.

Le jour de son arrestation, 15 stations de radio à Bujumbura ont retransmis simultanément un message appelant à la libération de Kavumbagu.

« La presse très dynamique du Burundi est ternie chaque fois que les autorités prennent des journalistes à partie uniquement parce qu'ils expriment des opinions provocantes ou impopulaires dans les cercles gouvernementaux », dit Human Rights Watch.

Le 10 août, Thierry Ndayishimiye, rédacteur à l'hebdomadaire privé « Arc-en-ciel » de Bujumbura, a été jeté en prison et inculpé de diffamation après avoir écrit un article sur un détournement de fonds de 110 000 $ US par le directeur général de la Commission nationale de l'eau et de l'électricité. Il a été relâché deux jours plus tard.

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