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Remise en liberté conditionnelle pour un journaliste de radio burundais

Alexander Niyungeko

Reporters sans frontières salue la libération sous condition de Hassan Ruvakuki, journaliste de la radio Bonesha FM et correspondant de Radio France internationale (RFI) en langue kiswahili. En réaction à l'ordonnance du ministre de la Justice du 16 octobre 2013, Hassan Ruvakuki s'est déclaré "très heureux" et "remerci[é] toutes les personnes qui [l]'ont aidé dans [s]a libération".

"Nous sommes soulagés que Hassan Ruvakuki soit maintenant libre et autorisé à reprendre une activité professionnelle. Nous veillerons à ce que les conditions de son sursis ne constituent pas une épée de Damoclès trop lourde pour le travail du journaliste," a déclaré Reporters sans frontières.

"Si nous nous réjouissons de sa libération, nous continuons de soutenir que Hassan Ruvakuki est innocent des faits qui lui sont reprochés. A terme, il est important que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que le nom de Hassan Ruvakuki soit lavé des soupçons que cette condamnation continue de faire peser sur lui," a ajouté l'organisation de défense de la liberté d'information.

Le ministère public burundais avait accepté de considérer la remise en liberté avec sursis du journaliste si ce dernier retirait son pourvoi en cassation faisant appel de sa condamnation, ce qu'il a fait entre juin et novembre 2013. Ayant purgé plus d'un quart de sa peine, le journaliste sera en libération conditionnelle pendant une durée équivalente au double de la peine restant à purger. Cette décision de justice va permettre à Hassan Ruvakuki de reprendre une activité professionnelle et de circuler librement dans le pays et à l'étranger.

Le 6 mars dernier, quelques jours avant la visite du président burundais en France, Hassan Ruvakuki avait fait l'objet d'une libération administrative "pour raison de santé".

D'abord condamné en juin 2012 à la prison à perpétuité pour "participation à une activité terroriste", le journaliste avait vu sa peine réduite à trois ans en janvier 2013 et la poursuite requalifiée pour "participation à une association formée dans le but d'attenter aux personnes et propriétés". On lui reprochait en réalité d'avoir couvert en Tanzanie voisine la naissance d'un mouvement rebelle burundais.

A ce jour, aucune preuve de sa participation au mouvement n'a été apportée.

Reporters sans frontières a toujours défendu l'innocence de Hassan Ruvakuki qu'elle a soutenu depuis son arrestation en 2011.

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