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De hauts responsables visent leurs ennemis au moyen de lois sur la « désinformation »

La liberté d'expression est en état de siège au Cambodge, où les officiers du gouvernement s'en tirent de plus en plus lorsqu'ils abusent des lois sur la diffamation pénale, la désinformation et l'incitation pour s'en prendre aux critiques, selon ce qu'indiquent l'Alliance de la presse de l'Asie du Sud-Est (Southeast Asian Press Alliance, SEAPA), les partenaires de la SEAPA et Human Rights Watch.

Depuis avril, le dirigeants et les responsables militaires du gouvernement cambodgien se sont prévalus de ces lois contre au moins neuf membres de l'opposition, avocats et journalistes, contre lesquels ils ont des griefs politiques ou personnels, rapporte Human Rights Watch.

Dans l'affaire la plus récente, la SEAPA rapporte que, le 14 juillet, Moeung Son, président de la Fondation Civilisation khmère, a été condamné à deux ans de prison et à 15 millions de rials (env. 3 750 $US) d'amende pour désinformation. Moeung Son a été inculpé après avoir critiqué l'agence du gouvernement chargée de reconstruire l'ancien temple d'Angkor Vat, disant que les lumières que l'agence est en train d'installer vont endommager les murailles. Après que le verdict eut été rendu, la SEAPA rapporte que Moeung Son s'est enfui en France.

Les responsables du gouvernement ont même étiré la loi sur la diffamation afin de l'appliquer aux graffiti, rapportent Human Rights Watch et la SEAPA. En juin, un étudiant en droit, Soung Sophorn, a été reconnu coupable de diffamation et condamné à verser 5 millions de rials pour avoir écrit au moyen d'un pistolet à peinture des slogans critiques du gouvernement sur la maison dans laquelle il vivait et qui devait être démolie au profit d'un promoteur privé. Sophorn protestait contre l'éviction forcée de 4 000 familles, dont la plupart sont pauvres.

Parmi les journalistes visés par les lois sur l'information, il y a Hang Chakra, propriétaire d'un journal d'opposition, condamné en juin à un an de prison pour avoir publié des articles qui faisaient état d'allégations concernant des affaires de corruption gouvernementale. Dam Sith, un autre propriétaire de journal, a été contraint de cesser de publier le 10 juillet afin de faire tomber les poursuites intentées contre lui, selon ce que rapporte Human Rights Watch.

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