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Des journalistes et des activistes qui défendent leurs droits sont visés

Deux journaux critiques du parti au pouvoir au Cambodge ont été fermés de manière permanente la semaine dernière, tandis que cinq hommes ont été reconnus coupables de « provocation » pour avoir distribué des brochures critiques de l'État, selon ce que rapporte le Centre des droits de la personne du Cambodge (Cambodian Centre for Human Rights, CCHR). Ailleurs dans le pays, un activiste défenseur des droits terriens au propos incisif a été la cible de tueurs le mois dernier.

Les journaux « The Water and Fire News » et « The World News » appartiennent au même éditeur et se sont vu ordonner de cesser de paraître au 3 août. Les journaux se sont fait révoquer leurs permis d'exploitation, résultat d'une insulte perçue à l'égard du Ministère de l'Information.

Le directeur des deux journaux, Keo Amnot Sangkhem, a déclaré qu'il avait cessé volontairement de publier « The Water and Fire News » pendant un certain temps il y a trois ans après avoir reçu une menace d'un officiel du gouvernement - à la suite de la publication d'un article sur la mort du Commissaire de la Police nationale, Hok Lundy. Sangkhem a écrit une lettre de plainte au Ministère de l'Information au sujet de la récente fermeture.

Les tribunaux cambodgiens s'en prennent également à ceux qui contestent le Parti du peuple du Cambodge, au pouvoir. Le 4 août, cinq hommes, âgés de 21 à 27 ans, ont été reconnus coupables de provocation en vue de commettre des crimes pour avoir distribué, entre 2008 et 2011, des dépliants critiques du gouvernement. Deux hommes se sont vu infliger des peines de deux ans de prison, tandis que les trois autres ont été condamnés à 18 mois de prison. Ils ont été condamnés à verser chacun 487 $US d'amende. L'un des cinq condamnés nie avoir distribué des dépliants.

Les dépliants portaient sur les liens du gouvernement cambodgien avec le gouvernement vietnamien, accusant le premier ministrer Hun Sen de vendre des terres à des pays étrangers et le qualifiant de « traître » et de « marionnette du Viêt-nam ».

En août 2010, les tribunaux ont reconnu quatre hommes - dont un membre d'une ONG réputée, la Ligue cambodgienne pour la Promotion et la défense des droits de l'homme (LICADHO) - coupables d'avoir distribué des dépliants dans la province de Takeo. Eux aussi se montraient critiques à l'égard de la relation du parti au pouvoir avec le Viêt-nam. (Les hommes ont nié avoir distribué les dépliants en question.)

Dans un autre incident, en décembre 2010, un employé du Programme alimentaire mondial des Nations Unies, Seng Kunnaka, a été reconnu coupable d'avoir partagé des articles avec ses collègues de travail. Les articles étaient tirés d'un populaire site web hostile au gouvernement.

Les critiques politiques ne sont pas tolérés non plus dans d'autres régions du pays. Dans la province de Siem Riep, un défenseur des droits terriens, qui se battait pour faire respecter les droits des villageois de sa communauté, a été abattu chez lui le 26 juillet. L'activiste et sa famille n'étaient pas armés et ont fui leur domicile.

Lors d'un forum tenu récemment par le CCHR, auquel participaient des officiels locaux, l'activiste avait dénoncé un projet gouvernemental de restauration forestière en 2007, qui avait eu des effets négatifs pour 105 familles de la commune de Tbeng.

Le CCHR tient régulièrement des forums et publie des feuillets de renseignements, notamment sur la règle de droit et les libertés fondamentales.

Site du web du CCHR

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