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Les autorités débarrassent la ville des dissidents à la veille du sommet de l'ANASE

L'engagement pris par le Cambodge envers l'Association des nations de l'Asie du Sud-est (ANASE), qui affirment que l'organisme régional est « centré sur le peuple », sonne creux au moment où les autorités empêchent la tenue, dans le cadre d'une conférence de l'ANASE à Phnom Penh, d'un atelier sur la situation des droits de la personne en Birmanie, selon ce que rapporte le Centre des droits de la personne du Cambodge (Cambodian Center for Human Rights, CCHR).

Selon le CCHR, en effet, les autorités ont exercé des pressions sur l'un des lieux qui accueillaient un sommet parallèle des peuples, forçant les groupes à déplacer leurs ateliers ou même à les annuler complètement. À part l'atelier sur la Birmanie, les séances visées se penchaient sur les droits fonciers et les évictions, les droits fonciers des autochtones, ainsi que sur des questions agro-industrielles et environnementales.

« Les organisations de la société civile sont venues à Phnom Penh en toute bonne foi pour discuter de questions affectant les peuples de l'ANASE, et on les a empêchées de prendre la parole. Une telle limitation du droit à la liberté d'expression est inacceptable », a déclaré le président du CCHR, Virak Ou.

L'interruption des ateliers survient après des avertissements émis par le chef de la police de Phnom Penh, Touch Naroth, selon qui des groupes ne seraient pas admis à manifester paisiblement à l'occasion du sommet de l'ANASE, les 3 et 4 avril.

Comme s'il lui fallait prouver son argument, une manifestation de travailleurs d'une usine de vêtements a été durement réprimée la semaine dernière. Prenant la parole en réponse à cette violence, Naroth a déclaré que le gens devaient penser à la « dignité » du pays.

Lors d'un autre incident, un groupe de 30 villageois de Koh Kong, qui est partie à un litige foncier l'opposant à une compagnie chinoise, est venu à Phnom Penh le 30 mars remettre une pétition an Président chinois Hu Jintao. Ils ont reçu de la police l'ordre de monter dans un autobus qui les a ramenés à Koh Kong.

Les droits des Cambodgiens à la liberté de se rassembler sont également violés d'une manière grossière tandis que les manifestations de gens ordinaires sont dispersées afin de présenter aux dignitaires étrangers de passage une image d'ordre social », dit Ou. « De toute évidence, le gouvernement cambodgien se préoccupe davantage de ce que pensent ses voisins que de prendre soin de son propre peuple. »

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