RÉGIONS:

SUBSCRIBE:

Sign up for weekly updates

Quatre journalistes camerounais emprisonnés depuis septembre 2008 pour "reportages critiques"

(FIJ/IFEX) - Ci-dessous, un communiqué de presse de la FIJ:

La FIJ demande la libération des journalistes et la réforme de la législation sur la presse au Cameroun

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a aujourd'hui demandé la libération de quatre journalistes emprisonnés au Cameroun pour délit de presse.

"Nous demandons la libération immédiate des journalistes emprisonnés et la dépénalisation des délits de presse au Cameroun," a dit Gabriel Baglo, directeur du bureau de la FIJ Afrique.

Les quatre journalistes camerounais sont emprisonnés depuis septembre dernier suite à des "reportages politiques" critiques à l'endroit du président Paul Biya et des autorités camerounaises.

Lewis Medjo, poursuivi pour "propagation de fausses nouvelles" suite à des articles critiques à l'endroit du chef de l'Etat et du chef de la police camerounaise, a été arrêté et placé en détention préventive depuis septembre avant sa condamnation le 7 janvier dernier à trois ans de prison ferme et à deux millions de FCFA (plus de 3 050 euros) d'amende par un tribunal de Douala, la capitale économique.

Les trois autres journalistes sont emprisonnés à Yaoundé sans procès. Il s'agit des directeurs de publication Michel Mombio du magazine bimestriel L'Ouest républicain, Armand Ondoa de l'hebdomadaire Régional et Zacharie Ndiomo de l'hebdomadaire Zénith. Mombio a été arrêté le 4 septembre, puis inculpé pour "tentative d'escroquerie, outrage à corps constitué et chantage". Ondoa a été appréhendé le 15 octobre et Ndiomo le lendemain. Ces deux derniers ont été inculpés pour "tentative de chantage et atteinte à l'honneur" d'un haut responsable.

La FIJ invite le Président Paul Biya à faire libérer ces journalistes et à dépénalisation des délits de presse en vue de détendre les relations avec la presse dans un pays où des contestations peuvent aggraver le climat social.

La FIJ représente plus de 600 000 journalistes dans 123 pays du monde.

Dernier Tweet :

20M: que nadie sepa lo que pasó. El informe de @espaciopublico sobre las polémicas elecciones en #Venezuelahttps://t.co/Rwp5MVSPid