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La police perquisitionne plusieurs médias pour obtenir des enregistrements de violences qui ont suivi un match de hockey à Montréal

(FPJQ/IFEX) - La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) s'indigne des perquisitions que le Service de police de la Ville de Montréal (SVPM) a menées le 24 avril 2008 dans les salles de nouvelles de plusieurs médias de Montréal: Radio-Canada, "La Presse", "The Gazette", CTV, "Le Journal de Montréal" et TVA-LCN. Le SPVM cherche à mettre la main sur toutes les images vidéos des désordres qui ont suivi la partie de hockey de lundi soir.

Conformément à sa politique, Radio-Canada a remis les images déjà diffusées mais a refusé de remettre celles qui n'avaient pas été produites en ondes. Le télédiffuseur les a scellées dans une enveloppe et a contesté le mandat de perquisition. Les autres médias contestent également la perquisition et les parties se retrouvent en cour supérieure le 24 avril pour que le juge Jean-Guy Boilard en décide.

La FPJQ considère inacceptable que les forces policières tentent d'étayer leur enquête sur les casseurs en ayant recours au matériel des journalistes. La FPJQ rappelle que les journalistes ne sont pas des auxiliaires de la police. Ce sont des observateurs des phénomènes sociaux et non des témoins à charge, ce qui compromettrait leur indépendance par rapport aux pouvoirs, leur crédibilité, leur sécurité lors des désordres violents et leur accès aux sources d'information.

La FPJQ insiste à nouveau sur la nécessité d'une loi fédérale sur la protection des sources et du matériel journalistiques comme celle que pilote en ce moment aux Communes d'Ottawa le député bloquiste Serge Ménard.

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