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Le Canada échoue encore une fois en matière de libre expression

Le CJFE décerne au Canada un échec pour sa politique qui interdit aux scientifiques financés par le gouvernement fédéral de s'adresser aux médias
Le CJFE décerne au Canada un échec pour sa politique qui interdit aux scientifiques financés par le gouvernement fédéral de s'adresser aux médias

Chaiwat Subprasom/REUTERS

Dans le monde de la libre expression, le Canada n'obtient pas la note de passage pour la façon dont il musèle ses scientifiques et pour ses lois archaïques sur l'accès à l'information, déclare le groupe des Journalistes canadiens pour la liberté d'expression (CJFE).

Dans son rapport annuel sur la libre expression, le CJFE déclare que le « gouvernement poursuit en grande partie ses tactiques d'obstruction systématique dans l'espoir que les journalistes et les autres parties intéressées vont tout simplement renoncer et passer à autre chose ».

Le « geste de contrôle le plus ouvertement effronté », selon le rapport du CJFE, c'est la politique d'interdiction faite aux scientifiques qui reçoivent des fonds du gouvernement fédéral de s'adresser aux médias, même si les résultats de leur recherche ont déjà été publiés dans des revues fiables et impartiales.

Selon le CJFE, après l'adoption de cette politique en 2007, la couverture scientifique des changements climatiques dans les médias a diminué de 80 pour 100.

Le CJFE constate en outre que le processus canadien d'accès à l'information échoue lamentablement pour la troisième année de suite en raison de retards, de coûts et des réponses évasives générales - ce qui place le Canada dans la moitié inférieure du spectre international lorsqu'il est question de notre droit à l'information ».

Le CJFE cite le cas de l'Associated Press, qui a déposé des demandes de renseignements sur des accusations de terrorisme et des condamnations dans 105 pays dotés de lois sur la liberté d'accès à l'information. La Turquie a fourni les renseignements en une semaine, l'Inde en moins d'un mois, le Mexique en moins de deux mois. Le Canada a demandé un report de 200 jours.

Tant les restrictions imposées aux scientifiques fédéraux que les lois sur l'accès l'information ont un effet sur la reddition de comptes et la transparence au Canada, dit le CJFE.

Les restrictions « n'empêchent pas la capacité du citoyen ordinaire à parler, mais [elles] empêchent - et bloquent - la capacité d'un citoyen de ce pays à prendre connaissance de choses qui se passent et qu'il a le droit de savoir », a déclaré aux reporters le président du CJFE, Arnold Amber.

Le dossier indique également que le Canada ne fait pas sa part pour protéger les droits des Canadiens en matière de technologie numérique, et attire l'attention sur le projet de loi controversé C-30, qui habiliterait la police à obtenir sans mandat des renseignements personnels des fournisseurs de services Internet.

Le dossier fait partie de la revue annuelle du CJFE, qui inclut un sommaire de toutes les principales affaires judiciaires de la dernière année concernant la libre expression, et qui constitue un portrait révélateur de la situation de la propriété des médias au Canada. Il contient en outre une série d'articles sur la libre expression et l'Internet, auxquels ont contribué des journalistes, des avocats et des universitaires canadiens.

Accédez à « CJFE's 2011-2012 Review of Free Expression in Canada » ici.

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