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RSF soutient la "Journée sans presse" au Tchad

Un homme lit un journal en N'Djamena, Tchad, le 12 avril 2016
Un homme lit un journal en N'Djamena, Tchad, le 12 avril 2016

ISSOUF SANOGO/AFP/Getty Images

Cet article a été initialement publié sur rsf.org le 21 février 2018.

Reporters sans frontières (RSF) soutient les médias tchadiens qui ont cessé de diffuser et de publier pendant une journée pour dénoncer les agressions subies par les journalistes et les récentes fermetures de radios communautaires.

Radios silencieuses, journaux absents des kiosques. Toute la journée du mercredi 21 février, la presse tchadienne a suivi l'appel lancé par l'Union des journalistes du Tchad (UJT), en collaboration avec d'autres organisations et associations de journalistes. Cette "Journée sans presse" avait pour but de dénoncer la répression brutale et massive des médias et des journalistes par la police politique (Agence nationale de sécurité) et les agents du gouvernement. L'UJT a notamment rappelé le cas du directeur de publication du site d'information Alwihda info, Djimet Wiché, qui avait été agressé à deux reprises par les forces de l'ordre en février 2018.

« Reporters sans frontières s'associe à la mobilisation des médias tchadiens pour qui le silence est devenu l'ultime moyen d'alerter sur les difficiles conditions de travail des journalistes. Ces derniers sont trop souvent pris pour cibles par les forces de l'ordre qui bénéficient généralement d'une totale impunité. Il est temps que les autorités prennent conscience du rôle essentiel des journalistes pour le bon fonctionnement d'une société démocratique et se rappellent qu'il est de leur responsabilité de garantir leur sécurité».

Selon le président de l'UJT Larmée Belrangar, un véritable dialogue de sourds s'est installé entre les autorités et les différentes organisations de presse : "Nous avons essayé à plusieurs reprises de discuter avec les autorités, mais il n'y a aucun compromis".

Les reporters tchadiens sont régulièrement arrêtés après la publication de certains articles. Les enquêtes traitant de l'impunité ou critiquant le président Idriss Déby Itno ne sont pas tolérés. Le pays occupe la 121ème place sur 180 dans l'édition 2017 du Classement de la liberté de la presse établi par RSF.

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