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RSF dénonce l'adoption d'une loi qui censure l'information en cas de crise

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières proteste contre l'adoption de la loi pour la gestion des situations de crise (Emergency response law), le 30 août 2007, par l'Assemblée populaire de Chine.

Cette loi, qui entrera en vigueur le 1er novembre, "interdit la fabrication et la diffusion de fausses nouvelles sur les accidents et les désastres et impose au gouvernement de fournir une information exacte et dans les délais sur ces cas."

"Adopter une loi sur les situations de crise peut être une bonne chose, mais en faire un instrument pour renforcer la censure est inacceptable. Alors que la totalité des médias chinois sont déjà étroitement contrôlés par le Département de la publicité, cette nouvelle loi supprime de fait leur mission d'alerte en cas de situation exceptionnelle. Les autorités chinoises n'ont apparemment pas tiré les leçons de la crise du SRAS où des vies auraient pu être sauvées si un black-out de l'information n'avait pas été imposé", a déclaré l'organisation de défense de la liberté de la presse.

Dans sa version initiale, une disposition imposait des amendes allant de 50 000 à 100 000 yuans (environ 6,600 à 13,200 $US) aux médias qui publieraient des informations sans autorisation. Cette clause a été retirée, mais le texte adopté stipule que les médias qui violeraient la loi pourraient perdre leur licence.

En pratique, les médias devront reprendre uniquement les dépêches de l'agence de presse officielle Xinhua lors de catastrophes naturelles, d'accidents industriels, d'épidémies ou de troubles à la sécurité publique, et ne pourront procéder à leur propre enquête. En 2006, l'éditorialiste du "Xin Kuaibao" ("Le nouvel Express") épinglait le fait qu'"il n'y aurait aucun moyen de vérifier si l'information émanant des autorités est fidèle et exacte" et que la loi pourrait "devenir un instrument de fonctionnaires corrompus pour cacher leur malhonnêteté".

L'adoption de cette loi, qui a suscité de nombreuses critiques dans la presse locale, a été facilitée par l'affaire du faux reportage sur "les gâteaux en carton", en juillet 2007.

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