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Le procès du cyberdissident Huang Qi poursuivi pour "possession illégale de secrets d'État" repoussé, les autorités "cherchant à tout prix à le faire taire", d'après RSF

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières dénonce les conditions dans lesquelles se déroule l'affaire du cyberdissident Huang Qi, emprisonné à Chengdu (capitale du Sichuan) depuis le 10 juin 2008, pour "possession illégale de secrets d'État". Le 2 février 2009, les autorités ont informé la famille du cyberdissident, ainsi que ses avocats, que l'ouverture du procès aurait lieu le lendemain. Cette audience, jugée non conforme à la procédure habituelle, a été repoussée. La date de l'ouverture du procès n'est toujours pas connue.

"Une fois de plus, Huang Qi est victime de l'absence d'indépendance de la justice chinoise. Il est en train de vivre une deuxième fois le même cauchemar. Lors de sa première arrestation, en 2000, le même scénario s'était déroulé. Les autorités n'ont pas de preuve de sa culpabilité mais cherchent à tout prix à le faire taire. Nous dénonçons l'acharnement dont il est victime et réitérons notre demande de libération", a déclaré l'organisation.

Le 3 février 2009, Ding Xikui, l'assistant de l'avocat Mo Shaoping qui défend Huang Qi, a pu rencontrer le cyberdissident dans sa prison de Chengdu. "Il est mentalement et physiquement en bonne santé", a-t-il confié à Reporters sans frontières. "Les autorités de la prison n'ont pas essayé de nous ennuyer et j'ai pu le voir plus d'une heure."

Le dossier de Huang Qi a été transféré au parquet du Sichuan mi-janvier. Selon la loi chinoise, le parquet dispose d'un mois et demi pour fixer la date de l'ouverture du procès, en la rendant officielle auprès des proches du prisonnier, ainsi qu'à la défense, au moins trois jours auparavant. Arrêté pour avoir diffusé des articles traitant du tremblement de terre dans la région du Sichuan via son site Internet, Huang Qi a été inculpé de "possession illégale de secrets d'État", le 18 juillet 2008. Toutes les demandes de visites de son avocat avaient été refusées depuis le 18 septembre.

Depuis le début de son incarcération, Huang Qi savait que la première audience de son procès aurait lieu le 3 février. Mais les autorités, ayant prévenu la défense la veille, ont été obligées de la repousser, car légalement, la défense doit être avertie de la date de l'audience au moins trois jours avant celle-ci.

Huang Qi est le créateur du site Internet Tianwang
( http://tinyurl.com/dmo6or ), sur lequel étaient diffusés des avis de recherche de personnes disparues en Chine. En juin 2000, il avait été arrêté la veille du 11e anniversaire du massacre de la place Tiananmen (4 juin 1989), suite à la publication d'informations d'organisations dissidentes basées à l'étranger, sur son site Internet.

Le 9 mai 2003, il avait été condamné à cinq ans de prison en vertu des articles 103 et 105 du code pénal, pour avoir "tenté de renverser le pouvoir d'État". Son épouse n'avait pas été prévenue de l'audience au cours de laquelle le verdict avait été annoncé, et n'avait toujours pas pu le voir.

Mise à jour du cas Huang: http://www.ifex.org/en/content/view/full/95575

Pour des informations complémentaires sur le harcèlement passé de Huang Qi, cliquer ici:
http://www.ifex.org/fr/content/view/full/79345
http://www.ifex.org/fr/content/view/full/61780

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