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Les journalistes de Hong Kong et Macao ne bénéficieront plus des nouvelles libertés de presse adoptées lors des Jeux olympiques

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières déplore la décision des autorités de Pékin de ne pas renouveler, pour les journalistes de Hong Kong et de Macao travaillant en Chine, les régulations adoptées à l'occasion des Jeux olympiques. Selon les explications obtenues par l'Association des journalistes de Hong Kong (HKJA) auprès des autorités chinoises, les reporters devront obtenir une carte de presse auprès d'un organisme officiel et l'autorisation des autorités avant leurs déplacements.

"Pourquoi les journalistes de Hong Kong et Macao seraient-ils moins bien traités que les journalistes étrangers présents en Chine? C'est inexplicable. Nous appelons les autorités chinoises à ne pas revenir en arrière de la sorte, en annulant l'un des rares effets positifs des Jeux olympiques", a affirmé l'organisation, qui vient par ailleurs de publier un bilan des droits de l'homme six mois après le début des Jeux olympiques: http://www.rsf.org/article.php3?id_article=30208

Le Bureau des affaires de Hong Kong et de Macao du gouvernement a annoncé le 6 février 2009 que les journalistes des deux "territoires spéciaux" n'allaient plus bénéficier des mêmes libertés que lors de la période des Jeux olympiques. Ils devront obtenir une carte de presse délivrée par le syndicat officiel All-China Journalists Association avant de pouvoir travailler sur le territoire chinois et informer les autorités avant leur déplacement. Ils devront présenter cette carte pour obtenir une interview avec un Chinois. L'agence officielle Xinhua a cité un officiel expliquant que "les journalistes de Hong Kong et Macao doivent obéir aux lois nationales et à l'éthique journalistique".

"Dans le principe, c'est injuste. Dans l'application, cela dépendra du bon vouloir des autorités. En tout cas, il n'est pas normal que cela soit pire que les régulations Olympiques", a affirmé Mak Yin-ting, journaliste et ancienne responsable de la HKJA. "C'est un retour en arrière. . . C'est en contradiction avec les besoins actuels des journalistes de Hong Kong et Macao", a déclaré à l'agence Reuters le président de la HKJA.

Un journaliste de Hong Kong, qui se rend régulièrement en Chine, a expliqué à Reporters sans frontières que: "l'impact sur notre travail dépendra de la manière dont les autorités locales vont l'appliquer. Je crains que, sur les sujets sensibles, cela nous empêche de faire correctement nos enquêtes. On peut craindre, en cette année sensible, une attitude restrictive".

De son côté, un responsable du Club des correspondants étrangers en Chine (FCCC) a déclaré à l'organisation que si cette décision était confirmée, ce serait "inquiétant et contraire à l'esprit d'ouverture manifesté par les autorités chinoises pendant et après les Jeux olympiques".

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