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Exigez que la Chine respecte les droits dans la répression de la violence au Xinxiang

Tandis que le gouvernement chinois tente d'étouffer les violences récentes dans la province du Xinjiang par des nuées de policiers et d'arrestations massives, les protestataires politiques et les journalistes sont particulièrement vulnérables aux forces excessives, à la détention arbitraire, à la surveillance et à la censure.

D'après le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et la Fédération internationale des journalistes (FIJ), les autorités surveillent étroitement les mouvements des journalistes dans la province du Xinjiang et autour, et punissent ceux qui tentent de juger de manière indépendante de la situation. Au moins un journaliste a été détenu au cours de la dernière semaine pour s'être esquivé pendant une tournée organisée par le gouvernement pour les médias, confirme le CPJ; des dépêches en provenance du Club des correspondants étrangers en Chine, basé à Beijing, indiquent que des équipes de télévision et des reporters sont incarcérés et que les forces de sécurité confisquent l'équipement dans la province.

De plus, les journalistes qui couvrent les affaires de la région risquent d'être visés par des groupes armés qui ne se sont pas encore laissés intimider par la haute sécurité en place. Selon la FIJ, sept journalistes et deux chauffeurs du « China Daily », propriété du Parti communiste, ont été attaqués dans la région nord-ouest du Xinjiang le 8 juillet lorsqu'ils sont tombés dans un guet-apens tendu par un groupe comptant au moins une centaine de manifestants armés. Ceux-ci ont démoli les deux véhicules des journalistes à coups de barre de fer et de marteau.

Pour ajouter à l'absence de clarté entourant ce qui se passe dans la région, la population locale est incapable de faire des appels interurbains, et toutes les références à la situation sur Internet sont bloquées par le gouvernement, qui procède aux manoeuvres juridiques qu'il estime nécessaires pour assurer la sécurité.

« On s'inquiète partout du bilan des morts et de l'escalade de la violence au Xinjiang, surtout que des familles angoissées, des amis et des collègues sont incapables d'accéder aux informations sur la situation », dit le Secrétaire général de la FIJ, Aidan White.

Au moins 184 personnes ont été tuées après que des Ouïghours, un groupe ethnique minoritaire à prédominance musulmane de Chine, eurent lancé une manifestation de protestation qui s'est transformée en violents affrontements le 5 juillet à Urumqi, capitale du Xinjiang. Les Ouïghours protestaient contre les homicides de deux des leurs dans une bagarre avec des collègues de travail d'ethnie Han dans une autre région. Tandis que des Hans et des Ouïghours sont responsables de la mort de membres de l'autre groupe ethnique, le nombre des morts de chaque côté est chaudement disputé.

Bien que la violence à Urumqi ait été réprimée au cours de la dernière semaine, la situation demeure tendue. L'éruption de violence dévastatrice en juillet soulève des questions sur les politiques de la Chine dans ses régions habitées par des minorités ethniques. Les Ouïghours, qui veulent l'indépendance complète vis-à-vis de Beijing, soutiennent que la police et le système judiciaire chinois renforcent la supériorité politique et économique de la majorité Han.

Les médias officiels rapportent que 1434 personnes sont détenues en raison de liens allégués avec les émeutes, mais ce nombre est vraisemblablement plus élevé, selon Amnistie Internationale.

Le Comité des écrivains en prison du PEN International (WiPC) s'inquiète tout particulièrement de la détention de l'éminent écrivain et universitaire ouïghour Iham Tohti, qui aurait été arrêté le 6 juillet. L'arrestation de Tohti a fait suite à la publication de son rapport en ligne, dans lequel il critiquait Nur Bekri, président du Gouvernement populaire régional autonome ouïghour du Xinjiang de ouïghour, pour son appui, à ce qu'on avait perçu, aux Chinois d'ethnie Han pendant les troubles ethniques.

Joignez-vous à la pétition d'Amnistie Internationale qui exige que le gouvernement chinois s'assure que les forces de sécurité se conforment aux normes internationales et que les droits de la personne de ceux qui sont pris dans des rafles par la répression gouvernementale ne sont pas violés. L'appel demande en outre la tenue immédiate d'une enquête impartiale sur les événements qui ont mené aux manifestations de protestation et aux morts qui ont suivi.

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