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Le Département de la propagande impose la censure sur deux affaires sensibles

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières dénonce l'attitude du Département de la propagande qui vient d'imposer la censure aux médias et aux sites d'informations chinois à propos de l'affaire de corruption dans laquelle est citée le nom du fils du président Hu Jintao, et la fermeture d'un centre d'avocats des droits de l'homme.

"L'interventionnisme liberticide du Département de la propagande est une insulte aux droits des citoyens chinois à être informés d'affaires d'intérêt public. Il est urgent que l'indépendance éditoriale des sites Internet et des médias soit enfin respectée", a affirmé l'organisation.

"Hu Haifeng, Namibie, enquête corruption Namibie, enquête corruption Yang Fan, enquête corruption TsingHua TongFang, enquête corruption Afrique du Sud: Faites en sorte qu'il n'y ait aucun résultat de recherche pour ces mots clés". Voici les instructions transmises aux sites Internet d'informations par le Département de la propagande du comité central du Parti communiste chinois, afin d'empêcher la couverture de l'affaire de corruption dans laquelle est impliquée Hu Haifeng, le fils du président Hu Jintao, en Namibie. Les portails d'informations Sina et Netease ont été contraints de fermer leurs fils d'informations après avoir diffusé des articles sur l'affaire de corruption en Namibie. Les moteurs de recherche ont appliqué une censure drastique sur cette affaire.

Selon le responsable d'un site d'informations chinois récemment interrogé par Reporters sans frontières, le Bureau de l'information du Conseil d'Etat (gouvernement) contacte quotidiennement les responsables des rédactions pour que la liste des mots clés soit actualisée.

La presse chinoise a également évité d'évoquer la requête des autorités namibiennes destinée à entendre le fils du chef de l'Etat. L'enquête vise la firme chinoise Nuctech, filiale du groupe industriel TsingHua TongFang, lui-même détenu par le gouvernement, et présidé jusqu'en 2008 par Hu Haifeng.

Déjà, la semaine précédente, les organismes de censure chinois avaient interdit la diffusion d'informations sur la fermeture du centre d'avocats Gongmeng Legal Research Centre. Des agents du Bureau des affaires civiles de Pékin avaient perquisitionné les bureaux du centre qui avait notamment été impliqué dans la défense des victimes du lait contaminé.

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