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Un écrivain dissident est condamné à onze ans de prison

Le dissident chinois et écrivain de renom Liu Xiaobo a été condamné le 25 décembre à onze ans de prison et deux ans de privation de ses droits politiques pour avoir exercé son droit à la libre expression, selon ce que rapporte le Centre américain du PEN International (PEN American Center). Les membres du PEN se sont rassemblés sur les marches de la Bibliothèque publique de New York, la veille du jour de l'An, afin de lancer un appel à l'action pour faire libérer Xiaobo.

Xiaobo est détenu depuis décembre 2008 pour avoir « incité à la subversion du pouvoir de l'État », parce qu'il a contribué à la fondation de la Charte 08. Il s'agit d'une déclaration qui appelle à une réforme politique, à un plus grand respect des droits de la personne et à la fin du régime de parti unique en Chine. Xiaobo est membre du Centre du PEN chinois indépendant.

Lors du rassemblement, le président du Centre américain du PEN International, Anthony Appiah, a qualifié le verdict de Pékin de « honteux ». Les autorités chinoises ont cité les passages exacts des écrits de Xiaobo considérés comme subversifs et qui constituent la base de sa condamnation. Des membres du PEN ont donc lu à tour de rôle les phrases retenues contre l'auteur, de même que des passages des documents de procédure, qui donnent froid dans le dos, ainsi que des poèmes que Xiaobo avait écrits à sa femme pendant qu'il purgeait une peine de prison précédente.

« Nous voulons exprimer et expliquer notre outrage, nous engager à travailler pour obtenir la remise en liberté de Liu, et presser tous ceux, dans le pays et à travers le monde, que la libre expression préoccupe, de se joindre à nous », a déclaré Appiah.

Appiah a conclu par ces mots : « Vieil ami, nous ne t'oublierons pas, nous n'aurons de répit que lorsque tu auras été libéré. »

Après l'événement, le PEN a porté une lettre, au nom de ses 3 400 membres, à la Mission permanente de la République populaire de Chine aux Nations Unies, invitant le président de la Chine, Hu Jintao, « à réparer cette injustice de taille » et à libérer Xiaobo immédiatement. Xiaobo est l'un des cinq membres du PEN actuellement en prison en Chine.

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