RÉGIONS:

SUBSCRIBE:

Sign up for weekly updates

Des sociétés américaines refusent de se soumettre à la surveillance en ligne

Les sociétés américaines de l’Internet ont retiré leurs affaires des censeurs chinois; des comptes de courriel de journalistes étrangers ont été piratés.
Les sociétés américaines de l’Internet ont retiré leurs affaires des censeurs chinois; des comptes de courriel de journalistes étrangers ont été piratés.

via IPI

Deux sociétés américaines défient les censeurs chinois. La compagnie d'Internet GoDaddy a annoncé le 24 mars qu'elle ne vendra plus de sites web portant des noms de domaine chinois en raison des contrôles extrêmes qu'exigent les autorités, dit Reporters sans frontières (RSF). Deux jours plus tôt, Google a confirmé qu'elle ne censurerait plus la version chinoise de son moteur de recherche, selon ce que rapportent RSF, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Human Rights Watch. Google entend rediriger les usagers vers son site de Hong Kong, qui n'est pas censuré.

Google s'apprête en outre à suivre de près et à rendre publiques toutes les tentatives de censure de ce site par les autorités chinoises. Le site a été soumis à une censure intermittente ces derniers jours, mais la situation est revenue à la normale. Le 12 janvier, Google a d'abord annoncé qu'elle allait se retirer de Chine à moins de pouvoir faire fonctionner son moteur de recherche sans aucune sorte de censure ni restrictions. L'entreprise en est venue à cette décision après avoir découvert des « attaques extrêmement sophistiquées et ciblées » contre les utilisateurs de « Gmail » qui défendent les droits de la personne, attaques dont on a retracé l'origine a été à des pirates chinois.

Il y a deux ans, cinq pour 100 seulement des utilisateurs chinois de l'Internet étaient au courant que le web qu'ils voyaient était censuré, rapporte le CPJ. Aujourd'hui, cependant, on en est beaucoup plus conscient et les nouvelles concernant Google ont eu un effet d'« éveilleur de conscience chez les citoyens chinois de l'Internet ». Maintenant, des millions de personnes en Chine qui accèdent à Google pourront voir les résultats de recherches que leur gouvernement ne veut pas qu'ils voient.

« La décision de Google d'offrir un moteur de recherche non censuré constitue un pas important dans la contestation du recours, par le gouvernement chinois, à la censure pour maintenir son contrôle sur ses citoyens », indique Human Rights Watch.

Les autorités chinoises exigent que les particuliers et les entreprises qui veulent enregistrer un site web leur fournissent désormais des copies de leurs photos d'identité et de leurs permis d'entreprise, et remplissent et signent des formulaires, explique GoDaddy. Les clients actuels de l'entreprise doivent se conformer à ces règles; environ 20 pour 100 seulement d'entre eux ont fourni les documents. « La sécurité des personnes touchées par ces nouvelles exigences nous préoccupe », a déclaré GoDaddy. « Nous nous inquiétons des effets peu rassurants que ces exigences pourraient avoir, à notre avis, sur les nouveaux enregistrements de noms de domaine. » L'entreprise d'Internet a également déclaré avoir été visée cette année par des dizaines de cyber-attaques, qu'elle attribue aux autorités chinoises.

Plus d'une dizaine d'agences du gouvernement chinois travaillent à l'application des lois, réglementations, lignes directrices et autres instruments juridiques en vue de priver les Chinois d'informations et d'idées, rapporte Human Rights Watch. Un grand nombre de compagnies, y compris Google, Yahoo! et Microsoft, ont appuyé ce système en bloquant des termes que, pensent-ils, le gouvernement chinois voudrait qu'elles censurent.

Par ailleurs, les comptes de courriel de Yahoo! d'au moins dix journalistes étrangers en poste en Chine et à Taïwan ont été la cible de pirates ces dernières semaines, selon ce que rapporte RSF.

ADDITIONAL INFORMATION
Alertes liées au même sujet sur ifex.org


Dernier Tweet :

#Honduras: expresión social en la red bajo la mira https://t.co/j18rtFTyGu @derechosdigital @clibre @MP_Honduras… https://t.co/gtSu0xac9I