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Le gouvernement accentue son contrôle de l'Internet et fait pression sur Hong Kong pour effacer la dissidence

Dans son dernier assaut contre la liberté de l’Internet, le gouvernement chinois cible les services de microblogage.
Dans son dernier assaut contre la liberté de l’Internet, le gouvernement chinois cible les services de microblogage.

China Rights Forum

Dans le cadre d'une série de frappes chirurgicales contre la liberté de l'Internet, les autorités chinoises imposent des restrictions aux services de micro-blogage et ont fermé environ 60 blogues tenus par d'éminents commentateurs juridiques et politiques, selon ce que rapportent Freedom House et Reporters sans frontières (RSF). L'influence de la Chine réduit également l'espace de la dissidence de la presse indépendante à Hong Kong, peut-on lire dans un nouveau rapport de l'Association des journalistes de Hong Kong (Hong Kong Journalists Association, HKJA).

La République populaire de Chine déploie constamment d'importantes ressources pour contrôler les discussions politiques sur Internet. Quatre des principaux services chinois de microblogage, Netease, Sina, Tencent et Sohu, affichaient des messages le 15 juillet annonçant qu'ils étaient hors service pour entretien ou qu'ils étaient revenus de manière inexpliquable à une phase antérieure, « bêta », de mise à l'essai, dit RSF. La « mise à l'essai » est souvent un euphémisme qui camoufle le renforcement des systèmes internes d'autocensure à la suite de pressions gouvernementales, dit Freedom House. Les services chinois de microblogage sont examinés étroitement par les filtres de censure qui analysent les affichages et les URL abrégés qui apparaissent avec eux.

« Cette dernière en date des tentatives de censure montre que les autorités chinoises, obsèdées par le maintien de la stabilité politique, se méfient du microblogage et de son potentiel de diffusion des informations et de mobilisation du public », dit RSF.

Human Rights en Chine (HRIC) a publié récemment la traduction et l'analyse d'un rapport qui donne un aperçu de l'approche des autorités chinoises lorsqu'il est question de contrôler l'Internet. Il s'agit d'un rapport exhaustif et détaillé de Wang Chen, premier responsable au pays de la gestion des informations en ligne, livré dans un discours prononcé en avril devant le Comité permanent du Congrès national du peuple. Ce rapport révèle comment le gouvernement chinois planifie le contrôle de l'Internet afin d'éloigner les « informations nuisibles » venant de l'étranger et de mobiliser sa puissance afin de guider une opinion publique « correcte », d'« unifier la pensée » et de contrer « l'hégémonie des médias occidentaux ».

La Chine possède l'appareil de contrôle de Internet le plus sophistiqué, le plus polyvalent du monde, dit Freedom House. Twitter et Facebook sont complètement bloqués depuis un an environ. En plus de la censure à l'intérieur du pays, les pirates chinois s'attaquent à des organisations et à des compagnies à l'étranger.

« La liberté de l'Internet et l'accès libre à l'information ne sont pas des luxes mais des voies critiques pour faire avancer les réformes démocratiques, permettre au peuple chinois de se protéger et de protéger leurs familles contre les menaces comme la nourriture avariée ou la pollution environnementale », dit Freedom House.

La libre expression est également menacée à Hong Kong tandis que la vie politique se détériore, dit un nouveau dossier de la HKJA. Intitulé « The Vice Tightens: Pressure Grows on Free Expression in Hong Kong » (L'étau se resserre : Les pressions s'accroissent sur la libre expression à Hong Kong), le rapport relate en détail les arrestations de protestataires et les poursuites, ainsi que les échauffourées entre policiers et manifestants.

« Ces incidents donnent une idée de l'atmosphère politique à Hong Kong - une atmosphère qui voit croître… l'intolérance à l'égard de la dissidence et une plus grande insistance sur l'harmonie sociale - expression consacrée utilisée en Chine continentale pour signifier l'adhésion à la ligne du Parti communiste », dit la HKJA.

Radio Television Hong Kong (RTHK) restera propriété gouvernementale, par exemple, « en dépit des appels des organisations publiques et non gouvernementales, dont la HKJA, selon qui l'organisation devrait être séparée de l'administration et devenir un radiodiffuseur indépendant agissant à titre de service public ». De plus, la HKJA conteste la constitutionnalité des changements superficiels que le gouvernement a apportés à la loi concernant l'attribution des permis d'exploitation de radiodiffuseurs, disant que la loi nécessite une restructuration majeure afin de créer la diversité des médias. « La législation sur la radiodiffusion devrait assurer que les ondes sont ouvertes à tous ceux qui souhaitent mettre sur pied une entreprise de radiodiffusion, quelle qu'en soit l'orientation politique », dit le rapport.

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Chad media outlets shut down for the day, February 21, in protest against authorities harassment of journalists an… https://t.co/5bQTmni1vd