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Le gouvernement bloque les nouvelles concernant le lauréat du prix Nobel de la paix

Le lauréat du prix Nobel de la paix, Liu Xiaobo, en compagnie de sa femme Liu Xia, à Beijing en 2008.
Le lauréat du prix Nobel de la paix, Liu Xiaobo, en compagnie de sa femme Liu Xia, à Beijing en 2008.

www.liuxiaobo.eu

Reporters sans frontières (RSF), la Fédération internationale des journalistes (FIJ) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) rapportent que les autorités chinoises s'activent à bloquer la diffusion de l'annonce que le prix Nobel de la paix a été décerné cette année au plus célèbre dissident du pays, Liu Xiaobo.

La nouvelle de l'attribution de la récompense est presque inexistante dans les médias chinois, et a fait l'objet d'un black-out dans les émissions d'informations internationales de la BBC et de CNN. En dépit des efforts déployés pour supprimer la nouvelle, les sites web de médias sociaux et les messages textes transmis par téléphone ont largement répandu l'histoire, dit le CPJ.

L'annonce faite à Oslo le 8 octobre a assommé le gouvernement chinois, qui avait fait à plusieurs reprises des menaces vis-à-vis du Comité Nobel et de la Norvège si le prix devait être accordé à Liu, premier citoyen du pays à remporter cet honneur.

D'après la FIJ, les autorités ont émis verbalement l'ordre qu'aucun média ne devait publier d'information sur cette récompense. Elles ont en outre empêché les médias de s'adresser à la femme de Liu, Liu Xia, placée en résidence surveillée à son retour chez elle après avoir rendu visite à Liu en prison pendant le week-end.

« La Chine n'a rien tiré de son expérience passée, à savoir que l'étouffement de la couverture des événements internationaux constitue un déni de la réalité, qui ne marche tout simplement pas », dit le CPJ. « Le black-out d'aujourd'hui n'a réussi qu'à réaliser une seule chose : rappeler au monde jusqu'où la Chine est prête à aller pour supprimer l'information. »

Liu, dont le militantisme remonte au massacre de la place Tian'anmen en 1989, était le principal auteur d'un document appelé la Charte 08, qui demandait des élections multipartites dans la Chine du parti communiste, parti unique. La pétition a entraîné sa condamnation à onze ans de prison.

Signée à l'origine par plus de 300 intellectuels et défenseurs des droits de la personne - dont un grand nombre ont été détenus ou vivent sous très haute surveillance, la Charte 08 compte aujourd'hui plus de 10 000 signataires, rapporte RSF.

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